Mois : avril 2015

 

 

Pour l’anniversaire de l’inscription d’une de mes camarades de jeu sur Bouzouks, mon personnage a offert au sien (crole) une chanson en guise de cadeau. C’est une réécriture de La Madrague, adaptée à Bouzouks (je mets en lien la version de Voulzy que, personnellement, je préfère).

 

Quelques explications/précisions s’imposent, l’univers bouzouk n’étant pas universellement connu (on se demande bien pourquoi, d’ailleurs !).

 

Kah-Maté est une île au large de Vlurxtrznbnaxl, la ville où vivent les bouzouks. Boubouch est le patron de la plus grande entreprise de la ville. C’est aussi le bouzouk le plus riche et un ami très proche de Pincemi, mon personnage. Clafoutis est, au moment où j’écris la chanson, l’amoureux de Pincemi (il est aujourd’hui disparu mais pas de panique, elle a très vite su se consoler). Et Crole, à qui s’adresse cette chanson, est une amie très spéciale de Pincemi (que tous ses amis se rassurent, ils le sont tous, chacun à leur façon ♥).

 

 

Sur la plage de Kah-Maté
Tous tes coupains rassemblés
Pour un instant oublient les rivalités
Par ta magie, enchantés
On commence par une danse
On chante de belles chansons
Tous amoureux d’une zoukette en béton
Lui vouent une tendre passion

 

Si Boubouch(e) cherchait une reine
Si Clafoutis perdait la raison
Je n’aurais même pas trop de peine
De céder ma place et ma maison

 

Je voudrais te remercier
D’être née telle que tu es
Tes gros Boobz et ta chevelure embrasée
Ton incroyable beauté
Mais la beauté ce n’est rien
Laide, je n’t’aimerais pas moins
Ton âme et ton coeur sont mes trésors sacrés
Chanceuse d’en être honorée

 

Tu es une merveilleuse personne
Je suis heureuse d’être dans ta vie
Tu n’es pas blonde mais t’es belle et bonne
Garde-moi amie toute la vie

 

Il y a un an, tu naissais
En arrivant à cloche-pied
C’est toi le cadeau à la Bouzoukité
Sur cette plage de Kah-Maté
Sur cette plage de Kah-Maté
Sur cette plage de Kah-Maté

 

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Dans l’idée d’animer des ateliers d’écriture, je répertorie, j’inventorie, je trie les contraintes oulipiennes que j’explore. Je les expérimente car elles sont un bon support d’écriture et m’évitent l’angoissante page blanche quand l’inspiration n’est pas au rendez-vous.

 

Ma préférence va à celles qui permettent du sens tout en autorisant une grosse dose de fantaisie. Peu friande des textes trop empreints de pathos, je me laisse parfois aller à l’émotion, mais je préfère vraiment me marrer quand je me relis plutôt que d’écrire avec la boule au ventre et la gorge serrée.

 

C’est ce plaisir d’écrire et ce sourire de se relire que j’espère un jour transmettre à travers le métier que j’aspire à exercer. 

 

En attendant d’être enfin écrivain public, je me suis cette fois frottée à la contrainte oulipienne de l’abécédaire. J’aurais sans doute été plus prolifique si j’avais pu supprimer « w, x, y et z », mais, en l’absence d’une contrainte appelée « abécédaire amputé », je me suis arrêtée à trois alphabets.

 

Arrivée bredouille, cette débrouillarde et fantaisiste grenouille hurla involontairement. Jaune kaki, le menu navet orange pomme qui regardait soudain tituba.Un vain « Wesh ! ».

Xena, Yoda, Zorg ainsi battus coururent directement en Finlande. Goldorak, haltérophile, incendia joliment Kiki la masseuse, n’osant pas quémander rencard : « Sale teigne ! ».

Un vivant wapiti, X-or, yaourt zesté accroché bien calé, danse. Élégante flûtiste, Gertrude Hopopope, indolente, joue « Kamasutra ». La mignonne nunuche ondule, piètre quête racoleuse, séduisant Toto, un verreux Wall-Streeter, xénophage yogi zoophobe.

 

 

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Je ne vais pas expliquer ici la contrainte de la Boule de neige, ayant déjà passé plus de temps à la comprendre et à en explorer les extensions (avalanche) qu’à essayer de produire du texte.  

 

Appelons donc ceci un petit tour de chauffe. C’est sans doute une contrainte à laquelle je reviendrai me frotter, pour en explorer également les variantes.

 

Boule de cinq

t’

es

une

pure

conne.

 

Boule de neige fondante de cinq

Crève

sale

con

je

t’…

 

Boule de  onze

À

ma

loi

elle

obéit

inerte

offerte

délicate

sensuelle

délicieuse

fantastique.

 

Boule de huit

D’

un

mot

vous 

aimez

briser

méchant

saligaud.

 

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La contrainte de l’acronyme :

 

OULIPO :

Organisation Universelle Libérant de l’Inhibition Perverse en Obligeant.

Opération Urbaine de Lutte Interstellaire contre la Pire Ordure.

Otage Ulcéré de Lire des Inepties Putrides Olfactives.

Ouragan d’Utilité Locale Incontestée pour la Prévention des Ouistitis.

Octogénaire Urticant Lassé de l’Incontinence Présumée et de l’Oncologie.

Oreille Unique de Louis Inouïe pour la Promotion de l’Ouïe.

Oh l’Urine Luit, Incandescente Pisse Onirique.

 

ACRONYME :

Acceptation Concédée Relevant Obligatoirement du Nullissime Yoda Maître Ewok.

Arbitrage de la Compétition Récurrente d’Ouverture de Nouveau Yaourt Maison Écrémé.

 

 

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Inspirée par la (magnifique) chanson de Renan Luce, je me suis permis de reprendre son titre, en plus de lui piquer son thème.  J’ai en fait choisi son titre comme consigne d’écriture, ce qui classe ce texte directement dans la catégorie « Jeux de rôles ».

 

Froissée, pliée, agressée

Détresse d’une feuille de papier

Par des petites mains malmenée.

Sur moi on aurait pu poser

Un bon rap bien dosé

Une chanson à succès, mais…

 

Pliée, lancée, envolée,

Complainte d’une feuille humiliée

De finir avion en papier.

Éclats de rire, éclats de voix

Le petit être court après moi

Il rit aux éclats, me serre dans ses bras

Un regard empli de fierté

Et d’amour, sur nous s’est posé.

 

Pourquoi rêver de gloire et de succès

De mots teintés de rage et d’agressivité

De phrases idiotes et mal tournées

D’odes à la futilité

Quand on peut vivre le fabuleux destin

D’un avion en papier.

 

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Un tout petit texte pour lequel je me suis imposé comme contrainte de le composer uniquement de noms d’animaux et de le faire coller au refrain de « À la claire fontaine ». Ça ne veut rien dire, mais c’est rigolo.

Ara, cerf mon renne,
Oiseau varan zébré.
Vison les tanches hyènes,
La moule hareng geai.
L’escargot mouche une brème,
Jaguars et lions tigrés.

 

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Loin de moi l’idée de faire un blog de maman. Mais il faut reconnaître que mon fils est une source d’inspiration incroyable qui ne tarit jamais. 

Depuis le jour de sa naissance, je m’amuse de le voir me picorer ou essayer de manger tout ce qui lui tombe sous la dent (à l’heure où j’écris, il en a sept). J’ai tellement ri chaque fois qu’il s’est obstinément appliqué à essayer de me manger que je me devais d’en faire quelque chose. Son entêtement tout animal nous a toujours fait penser à un petit monstre, un bébé zombie. 
 

Petit animal affamé

Qui cherche à me dévorer

Non, je n’ai pas de lait

Oui, ton bib’ est bientôt prêt.

 

Ne me mange pas, mon bébé

Je ne veux pas moi aussi,

par ta morsure transformée,

devenir un zombie.

Cesse de picorer

Mon épaule dénudée,

Ne tête pas avec frénésie

Mon bras, Bébé Zombie.

 

Quand au milieu de la nuit,

Tu pleures, Bébé Zombie,

Ta maman bondit,

Se fout d’être jolie.

Au radar, dans le noir

Les cheveux en pétard

À poil ou en slibard

Elle se cogne dans l’armoire

Arrive près de ton lit,

Bébé Zombie.

 

Elle berce son quinquin

Chantonne comme un serin

Elle soigne les chagrins

Et chasse les cauchemars

Elle scrute dans le noir

Tu sais, Bébé Zombie,

Ta maman aussi

A peur du monstre sous ton lit.

 

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