Abécédaire (oulipo)

 

 

Dans l’idée d’animer des ateliers d’écriture, je répertorie, j’inventorie, je trie les contraintes oulipiennes que j’explore. Je les expérimente car elles sont un bon support d’écriture et m’évitent l’angoissante page blanche quand l’inspiration n’est pas au rendez-vous.

 

Ma préférence va à celles qui permettent du sens tout en autorisant une grosse dose de fantaisie. Peu friande des textes trop empreints de pathos, je me laisse parfois aller à l’émotion, mais je préfère vraiment me marrer quand je me relis plutôt que d’écrire avec la boule au ventre et la gorge serrée.

 

C’est ce plaisir d’écrire et ce sourire de se relire que j’espère un jour transmettre à travers le métier que j’aspire à exercer. 

 

En attendant d’être enfin écrivain public, je me suis cette fois frottée à la contrainte oulipienne de l’abécédaire. J’aurais sans doute été plus prolifique si j’avais pu supprimer « w, x, y et z », mais, en l’absence d’une contrainte appelée « abécédaire amputé », je me suis arrêtée à trois alphabets.

 

Arrivée bredouille, cette débrouillarde et fantaisiste grenouille hurla involontairement. Jaune kaki, le menu navet orange pomme qui regardait soudain tituba.Un vain « Wesh ! ».

Xena, Yoda, Zorg ainsi battus coururent directement en Finlande. Goldorak, haltérophile, incendia joliment Kiki la masseuse, n’osant pas quémander rencard : « Sale teigne ! ».

Un vivant wapiti, X-or, yaourt zesté accroché bien calé, danse. Élégante flûtiste, Gertrude Hopopope, indolente, joue « Kamasutra ». La mignonne nunuche ondule, piètre quête racoleuse, séduisant Toto, un verreux Wall-Streeter, xénophage yogi zoophobe.

 

 

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