Beau présent pour l’absent

Replaçons rapidement le contexte, moins tragique que le poème pourrait le laisser penser : c‘est l’adieu de Pincemi (personnage fictif) à Crumble/Clafoutis, un bouzouk qu’elle a aimé sous ces deux identités et qui « part en Quête » (un euphémisme du décès pour expliquer les possibles retours de certains joueurs emplis de regrets ou trop addict pour arrêter).

Ce texte a l’avantage de réunir mes deux « supports d’écriture », à savoir les contraintes oulipiennes (ici, l’acrostiche) et le jeu de rôle.

 

Comment partiras-tu ? Auras-tu mal ?
La nuit qui t’emportera sera banale.
À peine plus triste qu’une nuit normale.
Froide comme les draps de soie
Oublions que cette nuit, tu t’en vas.
Un adieu distant et silencieux
Tumulte dans un coeur dénué de chaleur,
Indigne monstre odieux
Seule, sèche ses pleurs.

 

Cet adieu est le dernier
Rebondissement de notre histoire.
Ultime pensée, ultime espoir
Ma peine ravivée d’avoir cru retrouver,
Béate, l’être aimé.
La magie n’a pas opéré
Essaie de me pardonner.

 

 

Merci de votre partage

One thought on “Beau présent pour l’absent

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