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Il y a presque un an, j’ai décidé de participer au concours de Fiction-interactive.fr avec, évidemment, l’impression d’avoir largement le temps. Sauf qu’on est à un mois et demi de l’échéance et je n’ai toujours rien à présenter. Mais comme je tiens à participer, j’essaie de mettre un coup de collier, histoire d’avoir au moins un petit quelque chose pour participer. Pour le plaisir. Pour l’honneur. Pour Hugo Labrande et la sympathique communauté du monde de la fiction interactive. C’est un peu, je l’avoue, ce qui a donné l’exercice de cette quinzaine.

Le conte dont vous êtes le héros

On va s’en tenir au conte ou, du moins, au micro-récit. Si l’idée vous plaît et que le coeur vous en dit, vous pourrez toujours écrire un livre après. Quelle que soit la taille du récit, le principe du « dont vous êtes le héros » (qu’on résumera en DVELH), c’est d’immerger le⋅a lecteur⋅ice dans le récit, d’en faire le personnage de l’histoire. Ce sont ses choix qui décideront du tour qu’elle  va prendre et de sa fin. Ses choix le⋅a mèneront-ils à la résolution de la quête ou causeront-ils sa perte prématurée ? Évidemment, c’est l’auteur⋅ice qui pave son chemin et iel peut aussi bien y semer moult embûches qu’y donner quelques coups de pouce. Iel peut même, si ça lui chante, décider que tous les choix mèneront inexorablement à une seule et même issue, telle l’implacable destinée que seul⋅es les dieux et les déesses ont le pouvoir de changer.

Twine

Je vous propose ce logiciel parce que je le connais un peu, contrairement à tous les autres, et parce qu’il est libre et gratuit, qu’il est reconnu et recommandé et qu’il existe en version téléchargeable ET en ligne. Il permet tout simplement de créer une arborescence et de structurer facilement une histoire à choix multiples. Je laisse à Hugo Labrande le soin de vous le présenter et de vous initier à l’utilisation relativement simple de ce joujou très utile aux écrivain⋅es et autres scribouilleur⋅euses. Bon à savoir : avec la version en ligne, la sauvegarde se fait avec des cookies. Pensez donc bien à enregistrer votre histoire/jeu (en l’exportant au format html) si vous videz votre historique et que vous nettoyez vos cookies.

L’exercice d’écriture de la semaine

L’objet de cet exercice, c’est de découvrir un genre littéraire et de s’y essayer. C’est également de faire de vos lecteur⋅ices les héro⋅ines, les acteur⋅ices de votre histoire ; de leur proposer des choix palpitants, cornéliens ; de leur donner envie de la relire encore et encore en faisant différents choix pour savoir ce qu’il y a derrière chacun d’entre eux… Pour que l’exercice reste ludique et ne vire pas à l’arrachage de cheveux avec une histoire trop étoffée qui deviendrait difficile à gérer, on va rester au stade du micro-récit. D’autant plus qu’il faudra prendre au moins cinq minutes pour découvrir Twine (et l’adopter !) et qu’il s’agit avant tout de s’initier, de stimuler la curiosité, l’inspiration et de s’ouvrir de nouvelles possibilités.

Il faut donc écrire un micro-récit-dont-vous-êtes-le-héros ou l’héroïne sur le thème du concours FI auquel j’espère parvenir à participer, à savoir « écran ». Votre livre-jeu contiendra entre cinq et dix choix maximum.

N’hésitez pas à m’envoyer vos jeux/récits interactifs par mail avec vos éventuelles remarques et questions. Et surtout, amusez-vous !

Info bonus : j’ai créé un serveur Discord dédié à l’écriture et à l’accompagnement. Il est encore en construction mais n’hésitez pas à le rejoindre pour me contacter, me faire part de vos besoins en la matière et ainsi m’aider à l’étoffer.

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Depuis trop longtemps relégué au rang de procédé stylistique littéraire cucul et démodé, le poème est pourtant un moyen d’expression créatif. La poésie n’est pas obligatoirement niaise, naïve ou béate. Elle peut se révéler violente, brutale, agressive, érotique, désespérée ou taquine. Il ne s’agit pas que de louer la beauté des fleurs et des prés mais plutôt de dire des choses avec les pieds.

La liberté de ton

On a tendance à voir la poésie comme un art naïf et hébété célébrant la beauté, la nature et la beauté de la nature. Un bon gros cornet de barbapapa rose à la guimauve enrobé de sucre et dégoulinant de miel. Si cette forme littéraire est effectivement propice à la célébration de l’amour et de la beauté de Dame Nature, elle sert aussi de voix aux coeurs tristes, aux âmes révoltées ou aux moqueries facétieuses de prétendant⋅es éconduit⋅es. On peut citer deux exemples évidents parmi les plus célèbres, le torturé Rimbaud et le mélancolique Baudelaire, qui expriment souffrance, laideur, beauté et cruauté dans leurs œuvres. Et si les chansons ne sont que des poèmes chantés, alors le rap n’est rien d’autre que de la poésie énervée.

Un moyen d’expression créatif

La poésie est un art dont les règles peuvent rebuter. Compter les pieds, les vers, les strophes, choisir les rimes croisées ou embrassées, composer en décasyllabes ou en alexandrins sont autant de contraintes dont on a le droit de s’affranchir. On n’est certainement pas obligé⋅e de faire rimer, ni même de compter ses pieds. Voyez plutôt ça comme des contraintes oulipiennes qu’on choisit, ou non, de s’imposer. « Tiens, aujourd’hui, je vais composer un sonnet en rimes croisées et demain, je ferai des alexandrins« . Essayer de les respecter peut compliquer la tâche, mais c’est aussi un bon moyen de travailler et de progresser. « Mince, ce mot fait trois pieds, il rend mon vers bancal, je dois en trouver un autre qui n’en fera que deux si je veux respecter la métrique ». Une chose que j’aime particulièrement quand j’écris, c’est me laisser guider par les sonorités. Rimes et allitérations sont de chouettes sources d’inspiration.

Rédiger un poème en vers et contre tout

Pour cet exercice, je ne vais pas imposer des contraintes trop sévères car le but reste le plaisir. Je vous propose de choisir le sujet que vous voulez, le ton que vous souhaitez et d’en faire un poème. Candide, passionné et énervé, sur l’amour, la mort ou le camembert, ça n’a aucune importance. Ma seule consigne sera des vers de six pieds en rimes. Pour vous inspirer ou vous amuser, je vous propose quelques poèmes que j’ai rédigés, dans des styles divers et variés, en commençant par l’extrait d’un poème érotique écrit à quatre mains en vers de six pieds et en rimes (justement).

Le sang coule et Vredha
Gourmande, se repaît
De ce met délicat
À qui elle s’offrait
Son menton est souillé
Son souffle est exalté
Elle ne peut arrêter
De boire ce lycan
Son sang si différent
Est-ce parce qu’il est loup ?
Parce qu’il a le coeur doux ?
Vredha veut à tout prix
Que cet homme devienne sien
Par les crocs ou les reins
Pourvu qu’ils soient unis
Extrait d’un poème érotique rédigé à quatre mains

Voici un poème sur le Maroilles

Un poème érotique inspiré par un vers de Ronsard

Un poème féministe

Un autre

Un rap énervé

Une ode à la tristesse

Un poème sur la maternité

Et quelques autres. Vous pouvez tous les retrouver ici, si le cœur vous en dit.

Vous pouvez mettre un lien vers votre texte en commentaire ou me l’envoyer par mail avec vos éventuelles remarques et questions. Et surtout, amusez-vous !

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Les exercices d’écriture font une rentrée un peu tardive, mais qui pourrait m’en vouloir d’avoir fait passer Tommy Griotte en priorité ?! Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous informe que pour des raisons d’organisation et d’emploi du temps, ainsi que pour votre confort personnel, les exercices d’écriture paraîtront dorénavant toutes les deux semaines. Pour la reprise et l’épisode #6 de notre grande saga rédactionnelle, je vais me baser sur une série au thème inspirant : Sense 8.

Trouver un thème inspirant

L’écriture, ce n’est pas seulement raconter des histoires aux autres. C’est aussi s’en raconter à soi-même et, surtout, c’est un outil d’exploration peu coûteux, peu polluant, moins compliqué que de construire une machine à voyager dans le temps qui est parfois tout aussi éprouvant qu’une thérapie. Dans Sense8, ce qui me séduit et m’inspire, c’est la notion de lien. Ce lien mystérieux, instantané, puissant et indéfectible qui unit les personnages. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, en résumé,  huit personnes se retrouvent mystérieusement liées entre elles et peuvent se voir, se sentir, se toucher en étant à plusieurs endroits à la fois sans y être vraiment. Sans se connaître, iels sont pourtant proches, intimes et confiant⋅es les un⋅es envers les autres. Pour les mêmes raisons que celles citées dans l’exercice d’écriture #3, le pourquoi de ce lien m’importe peu. Ce que j’ai envie qu’on me montre, c’est la nature de ce lien, comment il se manifeste et se développe, ce qu’il fait ressentir aux personnages, à quel point iels sont lié⋅es et/ou indépendant⋅es… C’est ce que j’ai envie d’explorer et je vous propose de m’accompagner.

L’écriture comme outil d’exploration

Il faut commencer par définir, ne serait-ce que brièvement, ce qu’on a envie d’explorer. La dimension amoureuse ? L’adelphité ? L’intimité ? La connaissance inexpliquée de certains détails à propos des autres ? Le fait de partager leurs connaissances et compétences ? L’expérience sensorielle à distance ? L’ubiquité ? Cette série offre plusieurs pistes. Libre à vous d’en emprunter quelques unes ou de créer votre propre voie. Une fois que vous savez où chercher, il n’y a plus qu’à faire un pas pour avancer.

L’exercice d’écriture de la semaine

Cette semaine, je vous propose de rédiger un texte sur un lien spécial entre au moins deux personnages, qui ne sont d’ailleurs pas forcément humain⋅es. C’est à vous de définir le type de lien, qui ne sera pas obligatoirement à la façon de Sense8 (cité juste pour l’exemple). L’enjeu ici est de décrire le lien, la façon dont il unit vos personnages et l’impact qu’il a sur eux.

Vous pouvez mettre un lien vers votre texte en commentaire ou me l’envoyer par mail avec vos éventuelles remarques et questions.

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La réécriture est un exercice courant. Ludique et pédagogique, il guide le fond et permet de s’amuser sur la forme.

La réécriture : hommage ou parodie ?

Il existe plusieurs façon de réécrire un texte. Il n’y en a pas de bonnes ou de mauvaises. Il y a seulement plusieurs façons de faire, en fonction du ton, du propos, de l’objectif, des circonstances. On peut parodier un texte en détournant son propos. On peut écrire son propre texte en gardant l’esprit et le ton de la chanson. Ou on peut carrément virer le texte, garder la mélodie,  y apposer ses propres mots, son propre thème et faire d’une chanson triste une ode à la joie, ou d’une chanson commerciale un texte engagé et enragé.

C’est un exercice d’écriture qui se pratique beaucoup au cours des célébrations familiales (mariages, anniversaires…). Il permet de dire en ces circonstances particulièrement propices ce qu’on n’ose pas dire le reste de l’année. Il offre également de belles émotions, que ce soit une franche rigolade avec des textes comiques, ou une émotion bouleversante avec des textes tendres et poétiques.

En bref, la réécriture est une façon originale et sympathique de faire passer un message.

Stylo plume abandonné sur une partition

Écrire une chanson

La mélodie : une douce camisole

Le reste étant laissé à notre libre appréciation, la mélodie est donc la seule véritable contrainte de cet exercice d’écriture et le rythme imposé par les paroles originales est un carcan dont on se défait difficilement, au risque de dénaturer le rythme de la chanson d’origine et de perdre l’effet escompté. Il est donc important, à la façon des poète⋅sses, de compter ses pieds et d’en avoir peu ou prou le même nombre que le modèle. Par exemple :

Ne me quitte pas” devient “Mais putain, casse-toi” = ça marche.

Allez venez, Milord” devient “Si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre” = ça ne marche pas.

L’exercice d’écriture de la semaine

J’ai pratiqué la réécriture de chanson à plusieurs reprises, avec à chaque fois un plaisir non dissimulé. Britney Spears, le Grand Orchestre du Splendid et sa célèbre Salsa du Démon, Diane Tell… J’ai pris mon pied à varier les thèmes et les univers. La clé de mon plaisir réside, je crois, dans le fait que ces chansons m’ont inspirée à un moment donné et que j’ai eu envie de m’en servir pour m’exprimer. C’est pour cette raison que je ne vais pas imposer, ni même proposer une chanson. Je vous laisse seul⋅e maître⋅sse à bord. Choisissez une chanson et laissez-vous porter par la mélodie, par les mots, par le sens, par ce qui vous touche en elle, et rendez-lui l’hommage vibrant ou la mise au pilori qu’elle mérite.

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Cette semaine, on va délaisser un peu nos premières amours et se jeter dans les bras de l’écriture sous contrainte avec un exercice d’écriture oulipienne. Je vous présente les 99 notes préparatoires.

99 notes préparatoires, qu’est-ce que c’est ?

La réponse est dans la question mais, comme je suis aimable, je vais quand même détailler un peu. Il s’agit de choisir un sujet et d’écrire… suspense… 99 choses sur ce sujet. L’intérêt ou, en tout cas, ce qui rend cet exercice d’écriture oulipienne très fun, c’est que ces notes n’ont pas à être cohérentes, pertinentes, ni même sérieuses.

On peut évidemment choisir de traiter l’exercice de façon “scientifique”, avec application et rigueur, en n’écrivant que des choses sérieuses et vraies, en classant méthodiquement ses notes par thème… Ou on peut, et c’est l’option que j’ai choisie, l’aborder en freestyle et écrire les idées comme elles viennent, sans se soucier de les lier entre elles, sans se priver de faire quelques jeux de mots et en osant même un brin d’irrévérence.

L’OULIPO, ou OUvroir de LIttérature POtentielle, ajoute que l’exercice s’apparente à une tentative d’épuisement d’un sujet.

Voici par exemple les 99 notes préparatoires au végétarisme que j’avais déjà présentées dans un précédent article.

99 notes préparatoires au végétarisme

L’intérêt de cet exercice d’écriture oulipienne

Il y a des sujets qui inspirent plus que d’autres et pour certains, il faudra se creuser la tête pour trouver des choses à écrire. C’est justement ce qui nous intéresse avec cet exercice d’écriture oulipienne : se creuser les méninges, triturer son sujet, le retourner dans tous les sens et trouver de la matière, de nouvelles pistes, de nouvelles idées, des points de vue auxquels on aurait pas pensé.

L’obligation de quantité implique qu’il y aura du déchet. Il peut en effet être difficile d’écrire 99 choses pertinentes et intéressantes sur un même sujet. Mais il y aura aussi des pépites et des surprises. Car pour réussir l’exercice, on est obligé de sortir des sentiers battus, de sa zone de confort, pour aller explorer de nouvelles contrées : jouer avec les mots, se laisser porter par les sons, chercher la contradiction, argumenter, soulever des questions… Il faudra aller chercher les idées qui ne veulent pas fuser. Et il faudra les écrire. Les écrire de façon à ce qu’elles servent notre propos et nos intentions.

un homme tient un bloc-notes et un crayon. Visiblement il réfléchit à ce qu'il va écrire

Se creuser la tête sur son bloc-notes

Préparatoires de quoi ?

Les 99 notes préparatoires peuvent tout à fait se suffire à elles-même et consistent déjà en un exercice d’écriture oulipienne très intéressant. Elles peuvent également être une bonne base de préparation pour la rédaction d’un projet plus conséquent. En plus d’ouvrir de nouvelles perspectives sur un sujet donné, elles peuvent aider à organiser ses idées, à structurer sa pensée. On peut, après avoir jeté sauvagement 99 notes sur le papier, les regrouper, les développer, les retravailler, les déplacer, les trier, les couper, les coller, bref, continuer à les malmener pour en tirer le meilleur.

Dit comme ça, ça paraît plus cruel que ça ne l’est vraiment. Rassurez-vous, pendant la rédaction de cet article aucune note n’a été maltraitée.

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Cette semaine, je vous propose un exercice d’écriture ludique qui peut se révéler à la fois délicat et amusant. J’impose un handicap à votre personnage : le mutisme. C’est un bon exercice et cela peut amener à des situations assez cocasses. Mais avant de vous proposer l’exercice à proprement parler, je vous donne mon point de vue sur l’introduction d’un élément perturbateur ou d’un bouleversement de votre environnement ou, plus précisément, sur l’inutilité de l’expliquer.

De la nécessité de poser une situation narrative sans l’expliquer

Je sais pas vous, mais moi, la plupart du temps, ce n’est pas le comment, que je trouve intéressant, ni même le pourquoi, mais bel et bien le résultat. Par exemple, dans Walking Dead, je me fous royalement du pourquoi du comment de l’apparition des zombies ; ce qui m’intéresse, ce sont les conséquences de cette situation apocalyptique sur le monde et les survivants. En gros, on place des personnages dans une situation et on voit comment ça évolue. La situation n’est alors qu’un prétexte à l’histoire et l’expliquer peut nuire gravement à notre santé et à celle de nos lecteur⋅ices.

Intéresser le lecteur/la lectrice

L’explication peut s’avérer décevante pour le lecteur. C’est bien connu, ne pas savoir est bien plus terrible que de savoir, car on peut tout imaginer. Il vaut donc mieux laisser le lecteur bosser un peu pour combler les trous qu’on aura volontairement laissés. L’impliquer est un bon moyen de maintenir son intérêt et il sera d’autant plus attaché à notre histoire qu’il y aura mis son grain de sel en y projetant ses idées, ses craintes, ses envies…

Libérer l’auteur⋅rice

Autre atout non négligeable, l’absence d’explication laisse le champ libre à l’auteur. Par exemple, dans la série The Leftovers, le fait de ne pas savoir comment et pourquoi 2% de la population ont disparu augmente l’intensité dramatique et exacerbe la mélancolie des 98% d’humains restants. Cette ignorance ronge les personnages, rendant leur deuil impossible, les plongeant dans la tristesse et la folie. Elle permet à l’auteur de jouer avec les nerfs du lecteur en mélangeant le réel, l’imaginaire et le surnaturel. Elle est le prétexte de toutes les choses incroyables qu’il fait faire aux personnages. Elle donne un relief à l’histoire, une saveur qu’on n’aurait sans doute pas avec un récit basé sur le simple deuil.

Éviter les incohérences

Sans compter le risque de s’empêtrer dans les détails alambiqués, d’en oublier en route et de glisser involontairement des incohérences et des aberrations dans notre récit. Ou comment trop d’explication tue l’explication.

Ce qu’il faut retenir, c’est que si certaines histoires ne reposent que sur le comment on en est arrivé là (et s’arrêtent une fois la situation posée, laissant le lecteur ou le spectateur imaginer sa propre fin), le plus souvent, expliquer la situation n’apporte rien, au contraire. L’explication ralentit, l’explication déçoit, l’explication ennuie, l’explication bride.

L’exercice d’écriture ludique de la semaine

Pour cet exercice, ce qui m’intéresse, c’est le fait que votre personnage ne parle plus. Pourquoi ? Comment ? Libre à vous, si cela vous amuse, d’expliquer la situation ou de laisser planer le mystère. Comme ça, on n’a même pas à se fatiguer à imaginer une raison. Qu’il n’en ait plus la volonté ou la capacité, là encore peu importe. L’intérêt de cet exercice ne repose pas sur le contenu, mais plutôt sur “Comment je vais, par mon écriture, permettre à mon personnage de s’exprimer sans parler”. Le mutisme nous oblige à travailler la description des attitudes, des gestes, des expressions du visage, ce qui n’est pas si facile.

Je n’impose ni ne propose de contexte. Toutefois, dans votre récit, votre personnage devra évidemment être confronté à la nécessité de s’exprimer. Ben oui, si c’est pour décrire une forêt, l’exercice n’a aucun intérêt. Qu’il réussisse ou échoue à se faire comprendre, que la scène soit dramatique ou comique, cela importe peu. L’objectif de cet exercice d’écriture  ludique n’est pas la réussite de votre personnage, mais la vôtre, en tant qu’auteur, à transmettre précisément et exactement ce que vous voulez exprimer.

Le mutisme est un exercice d’écriture intéressant qui oblige à écrire autrement, à décrire au lieu de faire dire. Pincemi, le personnage que j’ai longtemps joué, a été muette à deux reprises, pour des raisons différentes et, à chaque fois, ce fut un bon entraînement,  j’ai beaucoup appris et je me suis bien amusée. Bref, un vrai exercice d’écriture ludique.

Maintenant… Silence, et à vous de jouer.

Bouche maquillée fermée par une fermeture éclair

Bouche cousue

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Ça y est, normalement, si tout va bien et si vous avez bossé un peu, on a un contexte et un personnage, et les choses sérieuses vont pouvoir commencer et on peut attaquer un premier vrai exercice d’écriture.

Mettre son personnage en situation

Pour pouvoir démarrer une histoire, il faut une situation. Un lieu, un mot, une motivation, un objectif, un souvenir… tout peut servir de point de départ. Par exemple, si on décide que notre histoire se passe dans un bar, on a plusieurs pistes qui s’offrent à nous. On peut imaginer ma quadra coincée éprise de liberté attablée avec une copine, en train de siroter un thé ou un verre de Chardonnay et de lui avouer, mi gênée mi exaltée, qu’elle se sent attirée par un jeune homme de son association. Ou avec le jeune homme en question. On pourrait alors réfléchir aux circonstances qui les ont amenés à se retrouver à prendre un verre dans un bar. Sont-ils tous les deux ? Y a-t-il d’autres personnes avec eux ? S’agit-il d’une scène de séduction ? L’attirance est-elle consciente ? Ou inconsciente ?Si on démarre l’histoire en partant d’un souvenir de Victoria, on peut alors décrire sa jeunesse (combien elle était populaire, sa relation avec son petit ami, la nouvelle de sa grossesse, comment elle l’a annoncée à ses parents et/ou à son petit copain…) et ses regrets.

Une consigne d’écriture pour s’inspirer

La contrainte est un bon exercice d’écriture, car elle permet de donner une direction et d’ouvrir des portes à son inspiration. Elle permet également de travailler un point précis de son écriture : transmettre une émotion, améliorer ses descriptions, s’exercer à rédiger en vers, travailler le rythme et les sons… On peut avoir des contraintes de forme (comme celles de l’OULIPO), ou des contraintes de fond. Un peu à la façon des rédactions de notre jeunesse, beaucoup à la façon du jeu de rôle ou d’un livre dont vous êtes le héros, on propose une situation, un endroit, une émotion… tout ce qui peut servir de support, de guide à l’écriture. “Vous voyez une grotte. Vous décidez d’y entrer. Vous avancez prudemment quand tout à coup…”.

Pour le deuxième exercice d’écriture que je vous propose, je vous laisse maître⋅sse de la situation dans laquelle vous souhaitez placer votre personnage.

L’exercice d’écriture #2

Beaucoup de gens écrivent en écoutant de la musique. Ils y puisent l’inspiration, les bonnes conditions pour écrire… Parfois, c’est juste une phrase, qui peut nous inspirer. Pour cet exercice, j’ai sélectionné un passage d’une chanson de Mylène Farmer, des mots qui m’ont marquée à l’adolescence et qui ne m’ont jamais quittée. Je vous propose de vous en imprégner, d’en imprégner votre texte et d’écrire sur le paradoxe et la dualité. Aucune contrainte de longueur, juste votre libre interprétation de ces quelques vers.

Vous me découvrez blafarde

Fixée à vos yeux si tendre

Je pourrais bien par mégarde

D’un ciseau les fendre

symbole yin yang représentant la dualité

Le yin et le yang, symbole de notre dualité

 

De ce paradoxe

Je ne suis complice

Souffrez qu’une autre

En moi se glisse

N’hésitez pas à publier vos textes en commentaire ou à me les envoyer. Je publierai ma participation avant ou avec l’exercice #3.

À vos stylos et prenez du plaisir !

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Chose promise, chose due, voilà un premier exercice d’écriture basé sur le jeu de rôle, qui consiste plutôt en un échauffement. Il pose des bases qui pourront être ensuite modulées, modifiées, remplacées ou réutilisées à loisir pour les exercices suivants. Il permet avant tout de réfléchir à son histoire et à son ou ses personnages, avant de commencer la rédaction proprement dite. Il pourra servir de point de départ pour chacun de vos travaux d’écriture.

Choisir un univers

La première chose à faire est de choisir un univers et de le définir, même vaguement. Peu importe l’univers, ce qui compte, c’est de savoir à quelle sauce vous allez manger vos personnages. À la sauce médiévale piquante ? Dans un bouillon techno-futuriste ? Sur une tranche de fantastique ? Dans un bol de préhistoire ? Avec une cuillère de réalisme ou, au contraire, une pincée de fantaisie ? Quelle que soit la popotte que vous mijotez pour vos petits personnages chéris, le choix de la marmite est une étape à ne pas négliger. Évidemment, rien n’interdit d’écrire l’histoire d’un dragon philosophe et guitariste qui vit en 2957 dans une technopole. Le décalage peut même être intéressant et, surtout, amusant. Mais pour cet exercice, essayons d’établir une certaine cohérence entre l’univers et le personnage. Vous pouvez bien évidemment choisir l’univers d’un livre, d’une série ou d’un film que vous aimez et qui vous inspire. Si vous avez toujours rêvé d’être professeur à Poudlard, de buter des zombies aux côtés de Rick ou de hacker la Matrice, c’est le moment.

Créer son personnage

C’est maintenant l’heure de créer son personnage. On le réfléchit, on l’imagine et on le décrit. Je ne vais pas vous indiquer une liste de caractéristiques à définir car, d’après moi, il n’y a rien d’obligatoire. L’essentiel est de poser une base suffisante pour pouvoir raconter son histoire et pas de raconter son histoire en posant les bases. Vous pouvez décrire des traits de caractère, donner une description physique plus ou moins complète et, surtout, tracer quelques lignes de son passé et de ses aspirations. Ce sont avant tout ces deux choses qui guideront les paroles, les actions et les réactions de votre personnage. L’autre élément qui influencera son évolution, c’est bien évidemment le contexte (et les embûches que je sèmerai sur sa route au fil des exercices).

Une fois que vous avez l’univers et une esquisse de personnage, vous pouvez vous amuser. Au fur et à mesure des exercices, je vous proposerai des situations et des défis qui stimuleront l’imagination tout en faisant travailler l’écriture.

Je me prête au jeu

Parce que c’est un peu trop facile de donner des conseils et des consignes et de laisser les autres bosser. Pour exemple, je vais vous présenter ici un personnage que j’ai créé pour un jeu de rôle mi-déjanté mi-réaliste. J’avais envie, en partant d’un cliché, d’explorer et de développer un certain profil de femme.

L’univers :

Une sorte de Collège Universitaire américain. On y apprend tout et n’importe quoi. Les profs et les élèves sont de tous âges et de tous horizons. Une rubrique city pour des rp plus généraux est également disponible.

Je l’ai réutilisée pour d’autres jeux, dans des contextes similaires (bénévolat après des défavorisés et/ou centre de remise à niveau pour reprendre ses études), avec l’objectif plus spécifique de sa relation adultère et comment elle allait s’y perdre. L’aspect érotique de la relation est un exercice de style intéressant, d’autant plus qu’il diffère en fonction du partenaire de jeu.

Mon personnage :

Victoria Cunningham : elle a 42 ans. Jolie et sophistiquée, elle a un physique à la Heather Locklear. Elle est tombée enceinte de son petit ami capitaine de l’équipe de foot à 17 ans. Elle était jeune, belle, pom-pom girl et populaire. Elle a abandonné le lycée et renoncé à tout pour devenir mère, tandis que son petit ami finissait le lycée et trouvait un travail. Ils se sont mariés, elle a mis au monde un autre enfant et a consacré sa jeunesse à élever leurs deux enfants, tandis que son mari se consacrait à sa carrière, d’ailleurs brillante.

À présent, les enfants sont grands, ils ont quitté la maison et le mari de Victoria, dévoué à son travail et à sa secrétaire, est souvent absent. Seule et désoeuvrée, Victoria s’ennuie. Elle décide de reprendre ses études et sa vie là où elle les a laissés il y a plus de 20 ans. Décidée à vivre la jeunesse qu’elle a sacrifiée à des enfants ingrats et un mari adultère, la quadra, pimbêche, bourgeoise et hautaine à l’esprit étriquée enverra tout valser pour retrouver insouciance et liberté.

Mon envie, avec ce personnage, était de la bousculer et de la plonger dans le chaos, en lui faisant vivre, entre autre, une romance passionnée et charnelle avec un lycéen ou un homme beaucoup plus jeune.

Une fois que c’est écrit, qu’est-ce qu’on fait ?

Vous pouvez m’envoyez vos écrits, pour avis, conseils, suggestions, ou pour le plaisir. Pour toute demande d’aide ou d’accompagnement, vous pouvez laisser un commentaire ou m’envoyer un e-mail.

doublurestylo@gmail.com

À vous de jouer !

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Les contraintes autour de l’écriture rendent l’exercice pénible pour beaucoup. Si bon nombre de profs encouragent l’écriture ludique à travers des activités éducatives originales, l’exercice d’écriture en milieu scolaire reste encore trop souvent évaluée, sanctionnable et sanctionnée.

Pour progresser, s’exercer et surmonter ses difficultés, il est important de s’affranchir de ces pressions. L’écriture ludique, sans pression et sans jugement, est un moyen de vivre l’écriture autrement que dans la contrainte et la douleur. S’amuser est la clé dans de nombreux apprentissages et il n’en va pas différemment pour l’écriture. Pour y parvenir, je propose deux supports d’écriture ludique et créative : le jeu de rôle textuel et l’écriture oulipienne.

Le jeu de rôle textuel

Comme son nom l’indique, c’est du jeu de rôle à l’écrit. On dit aussi “écriture collaborative”, car, s’il existe des rôlistes solo, la plupart du temps, le jeu de rôle se joue au moins à deux et l’histoire s’écrit à plusieurs. Chaque joueur crée un personnage, le dote de caractéristiques physiques et psychologiques, d’un passé, de qualités, de défauts, de relations… bref, de tout ce qui constitue un personnage. De nombreux jeux exigent un personnage très (trop) abouti, poussant le joueur à rédiger en solitaire une biographie digne d’un roman, au risque de voir les joueurs même les plus aguerris se décourager et abandonner. Je suis formellement opposée à cette pratique et prône l’immersion en jeu la plus rapide possible, quitte à présenter une fiche personnage allégée, mais qui ne demandera qu’à s’étoffer au fil du jeu. Un personnage grossièrement défini est amplement suffisant pour se lancer dans une partie. Son passé, comme son avenir, s’écriront au fur et à mesure, se dévoileront dans les scènes de RP (Role Play). Le joueur a alors le choix des armes pour raconter l’histoire de son personnage et s’offre une excellente façon de pratiquer le flash back, la narration, ou encore les dialogues.

Des dés de jeu de rôle, une feuille de personnage et un crayon

Le jeu de rôle comme support d’écriture

Créatif et récréatif, le jeu de rôle est un excellent support pour l’exercice d’écriture.

L’écriture sous contraintes

Qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’écrire sous la contrainte. L’idée est même tout le contraire. Il s’agit de libérer la créativité grâce aux contraintes d’écriture. Je vous renvoie au site de l’OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle), qui définit l’écriture sous contraintes et propose et détaille un grand nombre d’entre elles. Selon le degré de difficulté que l’on veut s’imposer, on choisit une ou plusieurs contraintes et on écrit. Paradoxalement, la contrainte permet de se libérer. C’est une technique très créative, qui peut aboutir à des résultats inattendus, voire saugrenus, mais qui peut aussi produire des textes très poétiques. Certaines contraintes sont plus ardues que d’autres mais, dans l’ensemble, l’exercice se révèle presque toujours amusant et, quelque soit le résultat obtenu, il est toujours formateur.

ambigramme OULIPO

L’écriture sous contrainte

L’exercice d’écriture sous contrainte est une excellente façon de libérer sa plume.

L’exercice d’écriture ludique : quelques exemples

Pour mieux comprendre de quoi je parle et réaliser le potentiel de ces supports d’écriture, rien de mieux que la preuve par l’exemple.

Le jeu de rôle

Il y a une bonne douzaine d’années, j’ai créé un personnage un peu au hasard sur un jeu de rôle textuel en ligne, sans trop savoir ce que c’était. J’ai fini par comprendre le principe et raconter l’histoire de Pincemi est devenu une véritable passion. La part d’aléatoire apportée par les autres joueurs qui, à tout moment, peuvent donner une tournure imprévisible aux événements, apporte une dimension créative supplémentaire en nous obligeant à adapter notre récit au leur. Car une des règles inviolables du Role Play, c’est qu’on doit impérativement tenir compte de ce que les autres joueurs ont écrit. Il m’est souvent arrivé de voir l’histoire prendre une tournure différente de celle que j’avais imaginé et rebondir sur des faits inattendus s’est avéré productif et amusant. Le jeu de rôle m’a également permis de travailler mon style personnel, ainsi que différents exercices d’écriture : le récit, le dialogue, le style journalistique, le ton sarcastique ou dramatique, les courriers… En jouant, j’ai élargis ma palette d’écriture, j’ai développé en style personnel et c’est ce qui m’a permis de devenir écrivain public (et écrivaine à titre privé à mes heures perdues).

L’écriture sous contraintes, exercice d’écriture par excellence

99 notes préparatoires

Morceaux choisis :

  • Si rire équivaut à manger un steak, suis-je condamnée à une vie d’austérité.
  • Les cougars aiment la chair fraîche.
  • Qui a dit « Les prêtres aussi » ?
  • Être végétarien, c’est bon pour la santé. Surtout celle des animaux.
  • Élever un yucca pour les petites faims.
  • Les végétariens ne sont pas des légumes nazis.
  • On peut succomber aux plaisirs de la chair sans compromettre son végétarisme.
  • Sauf si on mord trop fort.
  • Pécher par omission mais ne pas manger de poisson.
  • Jacques Chirac fut, en son temps, un grand ambassadeur de la cause végétarienne. D’après mes sources, c’est la monotonie de son régime alimentaire, uniquement constitué de pommes, qui mit fin à sa belle aventure.

Le portrait alphabétique

Voici un texte qui pourrait aussi illustrer le paragraphe sur le jeu de rôle, puisqu’il s’agit d’un portrait de Pincemi, le personnage que j’ai joué pendant plusieurs années.

Et voici le mien

L’acrostiche, une des contraintes les plus populaires

-Engagé

-Bonne fête, Maman

-La variante du Beau présent

L’Abécédaire

Arrivée bredouille, cette débrouillarde et fantaisiste grenouille hurla involontairement. Jaune kaki, le menu navet orange pomme qui regardait soudain tituba.Un vain « Wesh ! ».

Xena, Yoda, Zorg ainsi battus coururent directement en Finlande. Goldorak, haltérophile, incendia joliment Kiki la masseuse, n’osant pas quémander rencard : « Sale teigne ! ».

Un vivant wapiti, X-or, yaourt zesté accroché bien calé, danse. Élégante flûtiste, Gertrude Hopopope, indolente, joue « Kamasutra ». La mignonne nunuche ondule, piètre quête racoleuse, séduisant Toto, un verreux Wall-Streeter, xénophage yogi zoophobe.

La boule de neige

L’acronyme

Le poème monorime

Se faire accompagner par un écrivain public

Les séances collectives sont encore à l’étude. Je suis toutefois disponible pour un accompagnement individuel, avec un tarif personnalisé et abordable, en fonction de la fréquence et de l’accompagnement désiré.

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Une des premières choses que l’on apprend quand on suit la formation à distance au métier d’écrivain public, c’est que la lettre de motivation, tout comme le CV, n’est pas celle que l’on croit. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas la motivation du candidat qui en est le sujet.

Un candidat motivé, c’est bien…

La lettre de motivation est devenue un exercice périlleux dans lequel les candidats s’évertuent à prouver combien ils sont motivés par le job et l’entreprise où ils postulent, que cela soit vrai ou pas. C’est un compréhensible, mais regrettable hors sujet. Si savoir ce qui motive un candidat est un facteur important, sa lettre doit avant tout dire ce qui motive… sa candidature. Rédiger une bonne lettre de motivation nécessite une bonne connaissance de soi, de ses compétences, une dose d’estime de soi et un regard sans complaisance.

Une candidature motivée, c’est mieux

Par motivée, on n’entend bien évidemment pas l’enthousiasme débordant d’une candidature, mais plutôt ce qui la justifie.

Définition de "motivation"

Définition de « motivation »

Définition de "motiver"

Définition de « motiver »

La lettre de motivation doit légitimer la candidature, démontrer sans équivoque que le profil et les compétences de son auteur sont en parfaite adéquation avec le poste et/ou l’entreprise. Ceci exclut les modèles de lettres et autres lettres de motivation types, puisque ce document doit être tout à fait personnel et personnalisé, comme un reflet du parcours et du profil du candidat. Les recruteurs ne manqueront pas de remarquer l’enthousiasme du candidat au moment de l’entretien que sa lettre de motivation, personnelle, cohérente et soignée, lui aura permis de décrocher.

Lettre de motivation : le plan

Si le contenu doit impérativement être personnel, on s’accorde généralement sur un plan type qui permet de traiter tous les points qui intéressent les recruteurs. Le fameux

MOI

Un paragraphe pour résumer le profil du candidat : son parcours, ses compétences, ses qualités.

On “se vend” sans se vanter, ni apitoyer. Exit le ton larmoyant ou l’ego surdimensionné, on s’applique à trouver le bon ton, celui qui dit “Je suis compétent et je le sais”.

VOUS

Un paragraphe sur l’entreprise/l’organisme, son activité, son identité.

On ne fayote pas, on se contente de montrer qu’on sait où on met les pieds

NOUS

Un paragraphe sur l’évidence et les bénéfices d’une collaboration entre le candidat et la société qui recrute.

Dans ce paragraphe, on ne sollicite pas un poste, on propose ses compétences et son expertise

Exemple de lettre : la LM de Doublure Stylo

Pour conclure

En conclusion, la lettre de motivation explique le pourquoi de la candidature et démontre sa légitimité.

 

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