Catégorie : Conseils et méthodologie

Les contraintes autour de l’écriture rendent l’exercice pénible pour beaucoup. Si bon nombre de profs encouragent l’écriture ludique à travers des activités éducatives originales, l’exercice d’écriture en milieu scolaire reste encore trop souvent évaluée, sanctionnable et sanctionnée.

Pour progresser, s’exercer et surmonter ses difficultés, il est important de s’affranchir de ces pressions. L’écriture ludique, sans pression et sans jugement, est un moyen de vivre l’écriture autrement que dans la contrainte et la douleur. S’amuser est la clé dans de nombreux apprentissages et il n’en va pas différemment pour l’écriture. Pour y parvenir, je propose deux supports d’écriture ludique et créative : le jeu de rôle textuel et l’écriture oulipienne.

Le jeu de rôle textuel

Comme son nom l’indique, c’est du jeu de rôle à l’écrit. On dit aussi “écriture collaborative”, car, s’il existe des rôlistes solo, la plupart du temps, le jeu de rôle se joue au moins à deux et l’histoire s’écrit à plusieurs. Chaque joueur crée un personnage, le dote de caractéristiques physiques et psychologiques, d’un passé, de qualités, de défauts, de relations… bref, de tout ce qui constitue un personnage. De nombreux jeux exigent un personnage très (trop) abouti, poussant le joueur à rédiger en solitaire une biographie digne d’un roman, au risque de voir les joueurs même les plus aguerris se décourager et abandonner. Je suis formellement opposée à cette pratique et prône l’immersion en jeu la plus rapide possible, quitte à présenter une fiche personnage allégée, mais qui ne demandera qu’à s’étoffer au fil du jeu. Un personnage grossièrement défini est amplement suffisant pour se lancer dans une partie. Son passé, comme son avenir, s’écriront au fur et à mesure, se dévoileront dans les scènes de RP (Role Play). Le joueur a alors le choix des armes pour raconter l’histoire de son personnage et s’offre une excellente façon de pratiquer le flash back, la narration, ou encore les dialogues.

Des dés de jeu de rôle, une feuille de personnage et un crayon

Le jeu de rôle comme support d’écriture

Créatif et récréatif, le jeu de rôle est un excellent support pour l’exercice d’écriture.

L’écriture sous contraintes

Qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’écrire sous la contrainte. L’idée est même tout le contraire. Il s’agit de libérer la créativité grâce aux contraintes d’écriture. Je vous renvoie au site de l’OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle), qui définit l’écriture sous contraintes et propose et détaille un grand nombre d’entre elles. Selon le degré de difficulté que l’on veut s’imposer, on choisit une ou plusieurs contraintes et on écrit. Paradoxalement, la contrainte permet de se libérer. C’est une technique très créative, qui peut aboutir à des résultats inattendus, voire saugrenus, mais qui peut aussi produire des textes très poétiques. Certaines contraintes sont plus ardues que d’autres mais, dans l’ensemble, l’exercice se révèle presque toujours amusant et, quelque soit le résultat obtenu, il est toujours formateur.

ambigramme OULIPO

L’écriture sous contrainte

L’exercice d’écriture sous contrainte est une excellente façon de libérer sa plume.

L’exercice d’écriture ludique : quelques exemples

Pour mieux comprendre de quoi je parle et réaliser le potentiel de ces supports d’écriture, rien de mieux que la preuve par l’exemple.

Le jeu de rôle

Il y a une bonne douzaine d’années, j’ai créé un personnage un peu au hasard sur un jeu de rôle textuel en ligne, sans trop savoir ce que c’était. J’ai fini par comprendre le principe et raconter l’histoire de Pincemi est devenu une véritable passion. La part d’aléatoire apportée par les autres joueurs qui, à tout moment, peuvent donner une tournure imprévisible aux événements, apporte une dimension créative supplémentaire en nous obligeant à adapter notre récit au leur. Car une des règles inviolables du Role Play, c’est qu’on doit impérativement tenir compte de ce que les autres joueurs ont écrit. Il m’est souvent arrivé de voir l’histoire prendre une tournure différente de celle que j’avais imaginé et rebondir sur des faits inattendus s’est avéré productif et amusant. Le jeu de rôle m’a également permis de travailler mon style personnel, ainsi que différents exercices d’écriture : le récit, le dialogue, le style journalistique, le ton sarcastique ou dramatique, les courriers… En jouant, j’ai élargis ma palette d’écriture, j’ai développé en style personnel et c’est ce qui m’a permis de devenir écrivain public (et écrivaine à titre privé à mes heures perdues).

L’écriture sous contraintes, exercice d’écriture par excellence

99 notes préparatoires

Morceaux choisis :

  • Si rire équivaut à manger un steak, suis-je condamnée à une vie d’austérité.
  • Les cougars aiment la chair fraîche.
  • Qui a dit « Les prêtres aussi » ?
  • Être végétarien, c’est bon pour la santé. Surtout celle des animaux.
  • Élever un yucca pour les petites faims.
  • Les végétariens ne sont pas des légumes nazis.
  • On peut succomber aux plaisirs de la chair sans compromettre son végétarisme.
  • Sauf si on mord trop fort.
  • Pécher par omission mais ne pas manger de poisson.
  • Jacques Chirac fut, en son temps, un grand ambassadeur de la cause végétarienne. D’après mes sources, c’est la monotonie de son régime alimentaire, uniquement constitué de pommes, qui mit fin à sa belle aventure.

Le portrait alphabétique

Voici un texte qui pourrait aussi illustrer le paragraphe sur le jeu de rôle, puisqu’il s’agit d’un portrait de Pincemi, le personnage que j’ai joué pendant plusieurs années.

Et voici le mien

L’acrostiche, une des contraintes les plus populaires

-Engagé

-Bonne fête, Maman

-La variante du Beau présent

L’Abécédaire

Arrivée bredouille, cette débrouillarde et fantaisiste grenouille hurla involontairement. Jaune kaki, le menu navet orange pomme qui regardait soudain tituba.Un vain « Wesh ! ».

Xena, Yoda, Zorg ainsi battus coururent directement en Finlande. Goldorak, haltérophile, incendia joliment Kiki la masseuse, n’osant pas quémander rencard : « Sale teigne ! ».

Un vivant wapiti, X-or, yaourt zesté accroché bien calé, danse. Élégante flûtiste, Gertrude Hopopope, indolente, joue « Kamasutra ». La mignonne nunuche ondule, piètre quête racoleuse, séduisant Toto, un verreux Wall-Streeter, xénophage yogi zoophobe.

La boule de neige

L’acronyme

Le poème monorime

Se faire accompagner par un écrivain public

Les séances collectives sont encore à l’étude. Je suis toutefois disponible pour un accompagnement individuel, avec un tarif personnalisé et abordable, en fonction de la fréquence et de l’accompagnement désiré.

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Une des premières choses que l’on apprend quand on suit la formation à distance au métier d’écrivain public, c’est que la lettre de motivation, tout comme le CV, n’est pas celle que l’on croit. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas la motivation du candidat qui en est le sujet.

Un candidat motivé, c’est bien…

La lettre de motivation est devenue un exercice périlleux dans lequel les candidats s’évertuent à prouver combien ils sont motivés par le job et l’entreprise où ils postulent, que cela soit vrai ou pas. C’est un compréhensible, mais regrettable hors sujet. Si savoir ce qui motive un candidat est un facteur important, sa lettre doit avant tout dire ce qui motive… sa candidature. Rédiger une bonne lettre de motivation nécessite une bonne connaissance de soi, de ses compétences, une dose d’estime de soi et un regard sans complaisance.

Une candidature motivée, c’est mieux

Par motivée, on n’entend bien évidemment pas l’enthousiasme débordant d’une candidature, mais plutôt ce qui la justifie.

Définition de "motivation"

Définition de « motivation »

Définition de "motiver"

Définition de « motiver »

La lettre de motivation doit légitimer la candidature, démontrer sans équivoque que le profil et les compétences de son auteur sont en parfaite adéquation avec le poste et/ou l’entreprise. Ceci exclut les modèles de lettres et autres lettres de motivation types, puisque ce document doit être tout à fait personnel et personnalisé, comme un reflet du parcours et du profil du candidat. Les recruteurs ne manqueront pas de remarquer l’enthousiasme du candidat au moment de l’entretien que sa lettre de motivation, personnelle, cohérente et soignée, lui aura permis de décrocher.

Lettre de motivation : le plan

Si le contenu doit impérativement être personnel, on s’accorde généralement sur un plan type qui permet de traiter tous les points qui intéressent les recruteurs. Le fameux

MOI

Un paragraphe pour résumer le profil du candidat : son parcours, ses compétences, ses qualités.

On “se vend” sans se vanter, ni apitoyer. Exit le ton larmoyant ou l’ego surdimensionné, on s’applique à trouver le bon ton, celui qui dit “Je suis compétent et je le sais”.

VOUS

Un paragraphe sur l’entreprise/l’organisme, son activité, son identité.

On ne fayote pas, on se contente de montrer qu’on sait où on met les pieds

NOUS

Un paragraphe sur l’évidence et les bénéfices d’une collaboration entre le candidat et la société qui recrute.

Dans ce paragraphe, on ne sollicite pas un poste, on propose ses compétences et son expertise

Exemple de lettre : la LM de Doublure Stylo

Pour conclure

En conclusion, la lettre de motivation explique le pourquoi de la candidature et démontre sa légitimité.

 

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Contrairement à la croyance populaire, il ne s’agit pas d’aligner son expérience, ses compétences et ses diplômes en trichant sur la mise en page pour réussir à tout, absolument tout caser, du BEPC au job étudiant, en passant par les cours de tricot et votre amour pour les balades en forêt, les chats et les gâteaux au chocolat. En réalité, il ne s’agit même carrément pas de ça. C’est un exercice délicat et bien plus subtil, sur lequel reposent de gros enjeux, certes, mais qui n’a rien d’insurmontable, ni même de compliqué pour qui sait ce qu’il est, ce qu’il peut et ce qu’il veut. Le CV n’est pas une autobiographie. C’est la preuve que vos compétences sont en adéquation avec un profil recherché.

Extrait du CV de Doublure Stylo

Extrait du CV de Doublure Stylo

Un parcours tout tracé

Depuis votre plus tendre enfance, vous savez avec une certitude inébranlable quel métier vous exercerez. Vous vous y destinez et vous y préparez depuis la maternelle. Vous avez soigneusement sélectionné vos jeux, vos activités et vos options scolaires, vous avez suivi scrupuleusement l’itinéraire indiqué, suivi la mélodieuse voix du GPS de votre carrière sans jamais dévier, certain qu’elle vous mènerait à bon port. Une fois les études terminées et vos bagages en poche, vous entrez, confiant, dans le merveilleux monde du travail. Et là, c’est le drame… C’est un monde impitoyable, où la loi du plus expérimenté s’oppose à celle du plus diplômé, où la loi du plus fort a été remplacée par celle du plus pistonné.

Dans ce monde où tous les moyens sont bons, laissez les “modèles de CV” à ceux qui n’ont pas envie de se démarquer et aiment être noyés dans la masse des candidatures insipides et formatées. Prenez votre courage à deux mains, un peu de temps,  beaucoup de soin et misez sur un CV personnalisé. Pas besoin qu’il soit trop original, voire marginal. Il faut qu’il soit adapté à vous, au poste à pourvoir et au profil recherché.

Mettez-y tout ce qui sert votre candidature, mais évitez toute information superflue qui pourrait noyer les informations pertinentes. Un acupuncteur qui aime tricoter, ça risque d’inquiéter, même si ça reste des travaux d’aiguilles. Vos loisirs, s’ils ne servent pas votre candidature, n’intéressent que vous.

Mettez en avant ce que le recruteur ne doit pas manquer. Partez du principe qu’il lit deux mille CV par jour, qu’il ne lit que la moitié de chacun, même si ce n’est pas toujours vrai. À vous de lui montrer la meilleure moitié au premier coup d’oeil. Ne brodez pas une rubrique avec des choses insignifiantes juste pour la remplir, parce qu’elle vous semble trop aérée. Si vous avez un doctorat, vous pouvez vous dispenser de faire figurer votre BEPC et votre Baccalauréat. Vous voulez travailler dans une boutique de sport ? Votre jogging du dimanche matin peut vous sauver. En revanche, on se fiche de votre passion pour le macramé.

Ou une voie détournée

Peu importe. Dans les deux cas, l’important, c’est que le profil décrit sur votre CV corresponde à celui qui est recherché. Si, au lieu de l’autoroute, vous avez choisi la nationale et, qu’en plus, vous êtes tombé dans les embouteillages, vous pouvez quand même arriver à destination. Ado, vous êtes parti bille en tête, sans avoir calculé d’itinéraire, ni même prévu de destination. Les bagages, c’est pas votre truc et vous avez préféré voyager léger. De métiers en formations, de passions autodidactes en stages, vous avez acquis des compétences dont un jeune diplômé n’oserait même pas rêver. Elles vous désignent pour un métier, vous y amènent et vous y prédisposent parfois mieux qu’un diplôme ne le ferait.

C’est ce que votre CV doit montrer. Pour être convaincant, il faut se donner le mal et le temps, en commençant par recenser toutes vos compétences, les trier et les classer. Compétences informatiques, relationnelles, graphiques, etc. Le tri consiste à ne présenter que les compétences qui collent avec le poste recherché et rendent votre candidature parfaitement légitime.

Exemple de CV :

Curriculum Vitae de Doublure Stylo

Rédigé pour mon activité d’écrivain public autant que pour mes activités rédactionnelles plus ludiques et créatives, il n’a rien à voir avec celui que j’envoyais pour des jobs plus alimentaires.

En résumé

Un CV chargé n’est pas gage de qualité, au même titre qu’un CV léger n’est pas forcément un CV pauvre. Avant tout, votre Curriculum Vitae doit être personnel, cohérent et synthétique. Il ne doit pas dire “Regardez tout ce que je sais faire !”, mais “Je sais faire ce que vous demandez”. Et n’oubliez jamais qu’il n’y a aucune honte à se faire aider.

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Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Lorsqu’on rédige un texte, il faut toujours garder le message à l’esprit. Il faut penser qu’on écrit pour être lu. Il est donc important de connaître au mieux son lecteur. Si votre texte porte sur une thématique pointue et s’adresse à un public expert, il est primordial d’employer un vocabulaire adapté, précis et spécifique. Mais si vous vous adressez à un lectorat novice, voire profane, il est alors préférable d’adapter son texte afin qu’il soit non seulement lu, mais aussi, et surtout, compris.

Il est parfois difficile de trouver le recul nécessaire : implication trop forte, enjeu trop important, manque de temps… Les raisons sont légion. Il peut alors être intéressant de demander l’aide d’une personne extérieure, avec un regard distant, détaché, mais concerné.

C’est là que l’écrivain public intervient. Ce professionnel de l’écrit a le recul nécessaire pour « déjargoniser »  votre texte. Il saura, avec empathie et compréhension, nuancer votre propos sans le dénaturer, le simplifier sans l’appauvrir, afin de le rendre accessible et compréhensible par tous. 

 

Définition du mot "jargon"

 

Car la principale mission de l’écrivain public, c est de favoriser l’accès à l’écrit, pas seulement dans sa production, mais également dans sa compréhension. Il s’assure que le message est clairement transmis, pour qu’il soit correctement compris. 

Dans la pratique, comment ça se passe ?

Il y a sans doute autant de façons de procéder que de prestataires. Pour ma part, la procédure est simple : après une première lecture, je fais quelques remarques globales et je me fais expliquer les passages qui me posent problème, afin de dissiper les doutes et d’être certaine de ne pas trahir le propos de l’auteur quand je suggérerai des modifications. J’effectue ensuite une seconde lecture, au cours de laquelle j’annote le texte de remarques et de suggestions, que le client sera libre ou non de valider. Après traitement de mes suggestions par le client, l’opération est renouvelée pour un total d’au moins quatre relectures et jusqu’à satisfaction complète des deux parties.

Une correction concertée pour un document sous contrôle

Afin d’éviter les mails fastidieux et les pièces jointes qu’on oublie une fois sur deux, j’utilise Google Doc, qui génère un document en ligne, avec un accès limité aux personnes autorisées. Cet outil permet, d’une part, d’être à plusieurs simultanément sur un document et, d’autre part, de faire des commentaires et suggestions de corrections sans toucher au document d’origine. Le client reste ainsi maître à bord : non seulement il choisit les modifications qu’il approuve ou non, mais c’est lui qui, en les validant, apporte les corrections à son document.

Une prestation et un devis personnalisés

La « déjargonisation » est donc une prestation de relecture/correction, personnalisée en fonction de la longueur et de la complexité du document. En conséquence, le tarif est disponible uniquement sur devis, après étude de la demande et du document. On peut tout de même se baser sur un tarif minimum de 5 euros par page (une page contenant environ 1500 caractères, espaces non comprises).

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Portrait miniature

par Doublure Stylo

Je sais écrire. Je sais bien écrire. Mais je ne sais pas toujours quoi écrire. Si je me mets devant l’écran en me disant « Allez ! Aujourd’hui, j’écris ! », je me retrouve immanquablement à regarder le curseur clignoter sur la page blanche, à taper quelques mots, quelques phrases, les relire et tout effacer. 

C’est peut-être pour ça que j’ai choisi le métier d’écrivain public. C’est plus facile d’écrire pour les autres, d’écrire leur contenu.

Alors… Comment je fais pour alimenter trois blogs, dont un blog d’écriture ? 

J’écris, mais pas quand je l’ai décidé. J’écris pour exprimer. Une émotion, un sentiment, une frustration, ma créativité, mon humour… J’écris en réaction. Mes textes sont souvent le contrecoup d’un événement, d’une émotion… J’écris en récréation. J’écris pour jouer, pour rire et m’amuser.

Texte manuscrit

Écrire, c’est comme jouer la comédie. Quand on passe à la fiction, on puise en nous de quoi donner un peu de vérité à notre création. En fin de compte, c’est toujours un peu de nous que l’on parle, même quand notre personnage est notre exact opposé.

D’ailleurs, j’ai appris à maîtriser mon écriture en jouant au jeu de rôle. Autrement dit, en jouant un rôle. Je dois avouer que j’ai souvent ri en écrivant les aventures absurdes de Pincemi et que, dans les moments difficiles que je lui ai infligés, il m’est arrivé d’écrire l’œil humide et la vue troublée. 

Mais en jeu de rôle aussi, la page blanche fait trembler. La différence, c’est les autres joueurs, qui vont faire agir et réagir leur personnage, faisant avancer l’histoire dans laquelle on s’est tous lancés. Et de leur réaction viendra l’inspiration.

Car l’inspiration, ce n’est rien d’autre qu’une réaction. 

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Dans un jeu de rôle, quelque soit le type et le support, avant de créer un personnage et de le jouer en lui infligeant bonheurs et coups du sort, il est préférable de bien choisir le RP qu’on souhaite jouer et l’univers dans lequel il devra évoluer et, à défaut, de prendre le temps de le découvrir et de s’en imprégner, sous peine de vous exposer à une des fautes les plus graves dans le monde des rôlistes (en tout cas dans le mien !) : le HRP.

 

Le HRP ? Qu’est-ce que c’est ?

 

Le Hors Role Play pourrait se traduire par « hors jeu ». Il équivaut à un hors sujet au Bac philo. Autant dire que c’est le drame ! 

Plus sérieusement, le HRP, c’est le fait de ne pas respecter l’univers du jeu et ses règles. Un anachronisme dans un jeu médiéval, c’est du HRP (sauf si le contexte est loufoque et/ou autorise le voyage dans le temps). Dans les dessins animés (Flash McQueen qui dit « je suis un one-man show »), les livres pour enfants (un lion qui part « sur la pointe des pieds » *sic*) et partout ailleurs, on peut relever nombre de ses incohérences qui, sans être d’une extrême gravité, nous font sortir de l’histoire pour se dire « Tiens, c’est n’imp, ce truc ?! ».

 

Fournir un contexte riche sans « gaver » les joueurs.

 

Sur Bouzouks.net, plutôt que de s’avaler des pages et des pages d’explications sur le jeu et ses règles, il y a une FAQ thématique détaillée, un lexique (dico bouzouk-humain), les archives du forum et … la Gazette !

 

La Gazette, c’est un formidable outil RP : un journal bouzouk dont les articles sont rédigés par les joueurs les plus motivés et/ou inspirés. Ces articles sont, bien entendu, des armes entre les mains de bouzouks immatures aux idéologies opposées, voire conflictuelles. Mais ils sont aussi, et surtout, un moyen ludique de mettre en avant les intrigues en cours, les events du site, les personnages qui nous ont tapé dans l’oeil ou qui proposent une histoire ou une façon de jouer originale. Cela nous permet d’informer les joueurs qui ne participent pas à la partie textuelle du jeu (je rappelle que Bouzouks.net est un jeu « hybride » qui allie jeu « d’élevage » hyper complet en constante évolution et forum RP), ainsi que de battre le rappel en attirant l’attention des joueurs sur une intrigue en particulier.

 

Un exemple d’article « pédagogique ».

 

Je suis, ou plutôt, Pincemi est, … nous sommes, on s’en doute, [journaliste] à la Gazette de Bouzouks.net. Mes articles préférés, mis à part ceux qui servent à promouvoir de façon éhontée l’idéologie du moment de Pincemi ou à diffamer ses opposants, sont ceux grâce auxquels je présente et j’explique certains aspects du jeu, certains personnages et leur(s) histoire(s). C’est pour moi un moyen d’encourager les joueurs (qui jouent ou qui ne jouent pas encore), de leur donner envie, et de leur donner les armes pour se lancer. Par exemple, mon dernier article en date traite du parrainage à l’inscription sur le site, ou « Comment intégrer au RP les éléments HRP du jeu ?! » :

 

 

Marraine, ma reine.

 

Quoi qu’on en dise et quoi qu’en pensent certains, la reproduction bouzouk, ça n’existe pas. On a pourtant lu et entendu les théories les plus folles à ce sujet. Certains scientifouilles ont été jusqu’à émettre l’hypothèse d’une bulle qui s’échapperait de notre trompe têtale et enfanterait un bouzouk au contact de la kahière autre trompe croisée. D’autres vont jusqu’à clamer avoir percé le secret de la reproduction et prétendent avoir une fille de sang. A-t-on déjà entendu pire hérésie ? Plus inacceptables sornettes ?

Notre envie d’être parent est telle que j’ai jadis créé un Bureau des Adoptions. J’ai même adopté un petit kikoulien. Qu’on se rassure, depuis, je l’ai abandonné. Il faut donc se rendre à l’évidence, les bouzouks n’ont ni papa, ni maman. Et c’est pourtant pas faute d’essayer encore et encore et de toutes les façons, comme autrefois ou comme des animutants.

Pourtant, chers lecteurs, il existe bel et bien chez le bouzouk kah lien de parenté.Kah seul. Oui, à défaut d’être père ou d’être mère, on peut être parrain ou marraine. Attention, pas Parrain comme le vieux Don Struleone qui croit être notre père à tous et qui met des fessées à qui n’a pas assez bien rampé à ses pieds ou qui ne l’a pas assez enstrulé ! Qui voudrait de ce genre de parenté ???

Vous êtes en train de vous demander :mais alors, c’est quoi être parrain, être marraine ? Être parrain ou marraine, c’est aimer Vlurxrznbnaxl si fort que cet amour se répand, dépasse les mur de notre belle cité, se propage au-delà de la Colline. C’est être entendu par le Tout-Puissant Schnibble, qui récompense cet amour par l’arrivée d’un nouveau-né qui, à peine né, vous connaît et vous reconnaît.

Je suis moi-même marraine d’une petite poignée de bouzouks et bouzoukettes et si les plus jeunes, lors de leur passage à l’état civil, n’ont pas tous mentionné mon nom, ils n’en sont pas moins mes protégés (même si on n’oublie jamais ses zig kahiers…).

 

 

 

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