Catégorie : Divers

 

 

Il y a des choses qui se passent de mots, d’autres pour lesquelles on ne les trouve tout simplement pas. Pourtant, les mots, c’est tout ce que j’ai pour réagir et agir. Et si j’en crois Charlie, la légèreté d’une plume sur le papier suffit parfois à faire trembler, à faire réfléchir, à bousculer… Alors, hier soir, j’ai laissé glisser mes doigts sur le clavier, pour partager ma peine, ma colère et mon désarroi.

 

Ça vaut c’ que ça vaut, mais ce texte est libre de droits.

 

J’aimerais pouvoir changer, changer ce monde insensé
Mais je n’ai que des mots, des mots et du papier
Ça n’arrête pas les balles, ça n’empêche pas de tuer
Ça ne repousse pas le mal, ça ne soigne pas les blessés.

 

Ainsi va la vie, il en a toujours été ainsi
Les plus gros mangent les plus petits.
Personne n’est à l’abri, à l’abri de la folie.
Ainsi va la vie.

 

Dans ce monde insensé, coup de folie, j’ai bâti
Une cabane en paille, une famille fragile
Si le loup se met à souffler, nous tomberons, c’est écrit
Nous ne sommes pas armés pour affronter une météo hostile

 

Ainsi va la vie, il en a toujours été ainsi
Les plus gros mangent les plus petits.
Personne n’est à l’abri, à l’abri de la folie.
Ainsi va la vie.

 

Je voudrais vivre dans une grotte, ou dans une maison troglodyte
Pour ne pas avoir les chocottes, il faudrait vivre comme des ermites
Rester rien que nous, loin de tout, loin de tous ces fous
Se cacher, se faire oublier, les regarder passer, sans broncher, sans respirer.

 

Ainsi va la vie, il en a toujours été ainsi
Les plus gros mangent les plus petits.
Personne n’est à l’abri, à l’abri de la folie.
Ainsi va la vie.

 

Mais se terrer de terreur, c’est une véritable erreur
Même délestée de ma sérénité, privée de ma tranquilité
Je dois me redresser, sourire, de mon amour les envelopper
Espérer que ça va suffire à les rassurer, à nous protéger.

 

Ainsi va la vie, il en a toujours été ainsi
Les plus gros mangent les plus petits.
Personne n’est à l’abri, à l’abri de la folie.
Ainsi… vis ta vie.

 

 

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Merci à Ronsard pour les premiers mots du poème que voilà.

 

Mignonne allons voir si la rose était close.

Non elle ne l’était pas, elle ouvrait grand ses bras.

Amoureuse, la rose ne se ferme pas.

Elle exhale son parfum, fait tanguer son bassin.

À chaque pas de l’amant, qu’elle désire ardemment,

Elle ouvre ses pétales, rougissant chastement.

Les caresses du vent lui soufflent des serments

Elle s’effeuille timidement, ondule lascivement.

Dans l’herbe elle s’étend, le souffle haletant.

Le vent alors l’étreint dans un tendre va-et-vient.

Ses pétales s’envolent dans ces ébats frivoles.

La rose s’abandonne, à l’amour elle s’adonne.

Elle ouvre tout son être, alanguie et offerte.

Elle qui était fière, arrogante et piquante.

Est devenue légère, aguichante, douce amante.

Les épines mollissent et ce qui fait office

À la rose de cuisses s’ouvre, le vent s’immisce.

Les pétales grands ouverts, la pudeur envolée,

La pimbêche d’hier est devenue traînée.

 

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Poème/chanson sur le désir de maternité et l’horloge biologique qui égrène les heures en regardant passer les chances de procréer.

 

Tic tac tic tac il est déjà 35 ans

Tic tac tic tac tu n’es toujours pas maman

Tic tac tic tac pourtant ça devient urgent

Tic tac tic tac ton ventre réclame un enfant

 

Tic tac tic tac ce ventre vide

Tic tac tic tac ces bras avides

Tic tac tic tac mais qu’est-ce que t’attends ?

Tic tac tic tac toujours pas ? C’est pour quand ?

 

Les aiguilles tournent dans ma tête

Réduisent mon cerveau en purée

Mes hormones me font perdre la tête

Je suis cinglée et déprimée.

 

L’horloge détruit ma raison

Me conduit à l’aliénation

Biologique, tu n’l’es que de nom

Psychiatrique est mon affection.

 

Deux moitiés manquaient à mon moi

L’âme soeur, stupeur, est arrivée.

L’équation n’est pas terminée.

Pour être entière, nous serons trois.

 

Nous avons rendez-vous

L’agenda est serré

Je redoute, je l’avoue,

La ponctualité

Un retard, pour le coup,

Serait bien apprécié.

Un baiser dans le cou

Me voilà inspirée.

 

Tic tac tic tac il est déjà 36 ans

Tic tac tic tac tu n’es toujours pas maman

Toc toc toc d’un minuscule enfant

Toc toc toc elle l’est à présent.

 

 

 

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Je crois que ça se passe de commentaire (quoi qu’en dise le SEO)…

 

Lentement, je le déballe

Mon joli p’tit Maroilles.

Gourmande je me délecte

D’une odeur qui débecte.

Pas besoin d’inspirer pour le respirer.

La pièce est embaumée, contaminée.

Pas de quoi pleurnicher,

Il arrache le nez, mais pas le gosier.

 

Zut ! Mes doigts ont touché l’emballage

De ce fichu fromage !

Me voilà pestilence.

Je devrais filer au lavabo

Comme une forcenée, frotter au savon et à l’eau.

Mais je suis décadence.

Je hume mes mimines

Je bouffe mon fromage, me lèche les babines.

 

Une fois l’orgie faite

Et la goulue, repue,

Vite ! L’emballage je jette,

Car lui aussi, il pue.

 

 

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Depuis quelques temps, je fais ce rêve : devenir journaliste pour le Gorafi. Mais ils ne recrutent pas en ce moment et leur politique en matière de candidature spontanée est très stricte : tout article reçu à l’insu de leur plein gré est promis au panier… ce qui ne m’empêche en aucun cas de me frotter à l’exercice de l’article parodique  :mrgreen: 

 

Pour être honnête, c’est un de mes supports d’écriture favoris et j’ai déjà publié un certain nombre d’articles absurdes sous l’identité de Pincemi, le personnage que j’incarne dans le jeu Bouzouks.net. J’ai donc repris mon article préféré, je l’ai adapté et, au lieu d’adresser au Gorafi une candidature qui se fera poubeller, je me la suis soumise et, après une longue réflexion, j’ai décidé de me publier :

 

 


 

 

Le voleur de chaussettes gauches : il volait les chaussettes par conviction politique.

 

 

Après avoir infiltré le gang des « voleurs de chaussettes gauches » pendant plusieurs années, notre reporter nous dévoile enfin les dessous du pourquoi du comment.

 

Il lui a en effet fallu de longs mois pour approcher le membre du gang et autant de longs mois pour obtenir sa confiance. Soumis à de nombreux rites de passage, à force de courage et de persévérance, notre enquêteur  a finalement pu participer à un « raid anti chaussettes gauches ». Il témoigne :

 

« Après une bonne préparation physique et mentale, le voleur enfile une tenue commando et c’est tout de noir vêtu qu’il arpente les rues de la ville, écumant les jardins, les laveries, les balcons, et raflant un maximum de chaussettes gauches[…] ».

 

Car c’est bien de rafle qu’il s’agit.

 

Finalement arrêté, le leader du groupe, un militant UMP, a expliqué que les vols avaient pour but de créer un déséquilibre droite/gauche, ouvrant ainsi une faille spatio-temporelle qui engloutirait la gauche, débarrassant enfin le monde de cette nouille de président.

 

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J’voulais écrire. Oui, mais quoi ? J’savais pas, j’trouvais pas. Alors j’me suis creusé la tête. J’ai pas eu de veine, j’suis tombée sur un os. Un petit gravier qui menaçait de tout faire péter : « Arrête la clope, salope, ou tu vas crever ! ». C’est pas marrant, je viens d’me marier.

 

Un an après, c’était oublié. Doc soit loué, cet oubli n’est pas une séquelle, l’avécé est évité et Toto, qui voulait ma peau, est mort et enterré.

 

Fallait pas me prendre la tête !

 

Moralité : pierre qui saoule doucement s’émousse.

 

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Une journée presque comme les autres.

 

Un réveil, un câlin, un bisou, des mots doux. Un petit-déjeuner.

 

 

Papa rentre du travail et sourit à son bébé : « Aujourd’hui, tu es un grand. ».

 

Un zèbre rigolo, deux ou trois autres cadeaux. On joue, on rit.

 

Pour le goûter, un muffin choco-nappé exagérément décoré. Une bougie. Une bouille réjouie et barbouillée. Des promesses : « Quand tu seras plus grand, tu feras les gâteaux avec maman. ».

 

Le soir, la vaisselle. En rangeant mes ustensiles de pâtisserie, je m’aperçois que je souris.

 

Il en faut peu pour être heureux.

 

 

Bon anniversaire en lettres de feu et lettres de glace

 

 

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Inspirée par la (magnifique) chanson de Renan Luce, je me suis permis de reprendre son titre, en plus de lui piquer son thème.  J’ai en fait choisi son titre comme consigne d’écriture, ce qui classe ce texte directement dans la catégorie « Jeux de rôles ».

 

Froissée, pliée, agressée

Détresse d’une feuille de papier

Par des petites mains malmenée.

Sur moi on aurait pu poser

Un bon rap bien dosé

Une chanson à succès, mais…

 

Pliée, lancée, envolée,

Complainte d’une feuille humiliée

De finir avion en papier.

Éclats de rire, éclats de voix

Le petit être court après moi

Il rit aux éclats, me serre dans ses bras

Un regard empli de fierté

Et d’amour, sur nous s’est posé.

 

Pourquoi rêver de gloire et de succès

De mots teintés de rage et d’agressivité

De phrases idiotes et mal tournées

D’odes à la futilité

Quand on peut vivre le fabuleux destin

D’un avion en papier.

 

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Loin de moi l’idée de faire un blog de maman. Mais il faut reconnaître que mon fils est une source d’inspiration incroyable qui ne tarit jamais. 

Depuis le jour de sa naissance, je m’amuse de le voir me picorer ou essayer de manger tout ce qui lui tombe sous la dent (à l’heure où j’écris, il en a sept). J’ai tellement ri chaque fois qu’il s’est obstinément appliqué à essayer de me manger que je me devais d’en faire quelque chose. Son entêtement tout animal nous a toujours fait penser à un petit monstre, un bébé zombie. 
 

Petit animal affamé

Qui cherche à me dévorer

Non, je n’ai pas de lait

Oui, ton bib’ est bientôt prêt.

 

Ne me mange pas, mon bébé

Je ne veux pas moi aussi,

par ta morsure transformée,

devenir un zombie.

Cesse de picorer

Mon épaule dénudée,

Ne tête pas avec frénésie

Mon bras, Bébé Zombie.

 

Quand au milieu de la nuit,

Tu pleures, Bébé Zombie,

Ta maman bondit,

Se fout d’être jolie.

Au radar, dans le noir

Les cheveux en pétard

À poil ou en slibard

Elle se cogne dans l’armoire

Arrive près de ton lit,

Bébé Zombie.

 

Elle berce son quinquin

Chantonne comme un serin

Elle soigne les chagrins

Et chasse les cauchemars

Elle scrute dans le noir

Tu sais, Bébé Zombie,

Ta maman aussi

A peur du monstre sous ton lit.

 

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