Catégorie : Jeu de rôle

À l’occasion de la Saint-Valentin, Infinite-RPG proposait un concours d’écriture. Le thème : l’érotisme. La contrainte : l’écrire avec un partenaire (de jeu de rôle textuel).

Une nouvelle écrite à la façon du jeu de rôle

Un camarade de jeu a accepté de participer avec moi. Nous avons choisi de jouer la première fois d’un couple d’adolescents et nous avons inversé les rôles. J’ai joué le garçon et mon camarade a joué la fille. J’ai donc rédigé les passages qui concernent David. Nous l’avons écrit comme on joue un RP (session de jeu de rôle textuel) : nous avons rédigé à tour de rôle, sans savoir où cela nous mènerait et, surtout, où cela mènerait nos personnages. Nous nous sommes amusés à jouer avec les clichés sur les ados et la sexualité, à surjouer le romantisme, tout en essayant de rester crédible dans l’érotisme, qui était le thème du concours.

L’écrit érotique, un exercice de style

L’intérêt de l’exercice réside dans la nuance entre érotisme et pornographie. L’écrit érotique m’intéresse car il nécessite un brin de subtilité. Il faut décrire les sentiments, les émotions, les gestes, les corps sans que cela soit vulgaire ou gratuit. Il faut essayer de mettre les personnages en scène de façon originale. C’est un peu ma façon d’explorer, d’imaginer, de chercher à comprendre. Il faut également que le sexe serve l’histoire, sinon, décrire une scène de sexe n’a aucun intérêt. L’idée n’est pas de fournir du fantasme mais de raconter une histoire. Et si le sexe en fait partie, pourquoi ne pas le raconter aussi.

L’écriture à quatre mains est également un exercice enrichissant et dans le cadre d’un texte érotique, ce n’est possible et amusant que parce qu’il n’y a pas d’ambiguïté entre les partenaires et qu’ils abordent l’écrit érotique comme un exercice. Alors il n’y a rien de malsain.

Au final, notre écrit constitue une petite nouvelle que je suis ravie de pouvoir partager. Pour la lire, y a qu’à cliquer :

Nouvelle erotique concours Infinite_RPG – DoublureStylo et Jeyzab

Si ce texte vous a plu, je vous propose en cadeau bonus ce poème érotico-bucolique que j’ai écrit il y a un moment déjà.

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Voilà un moment que je n’ai pas eu le temps de publier quelque chose ici. Les projets sont en cours et ne sont pas encore publiables. Heureusement, grâce au jeu de rôle, je m’aventure dans de nouvelles contrées. C’est une des choses que je préfère, quand j’écris. Quand ma plume me sert à voyager, à explorer, à imaginer et à comprendre. 

Après le pouvoir, l’argent, la dépression, la folie, la drogue, le dévouement aveugle et impitoyable, la noyade, l’amnésie, le mutisme, le désespoir, la jalousie, l’amour, la joie, la fête, le passage dans l’autre camp, la trahison, le mensonge, l’abandon… j’explore les amours saphiques, qui n’excluent en rien les domaines pré-cités 😉

 

Mon personnage, Pincemi, une bouzoukette facile, vient d’avoir le cœur encore brisé par un de ses plus anciens amants. Dans sa quête de vengeance et son combat contre la corruption, elle rencontre une kamarage, Gaya, toute jeune bouzoukette idéaliste qui ne mâche pas ses mots. Deux bouzoukettes de cette trempe étaient faites pour s’entendre et la camaraderie a bien du mal à dissimuler la véritable nature du lien qui les unit. Mais personne n’est dupe, surtout pas elles. Alors qu’elles viennent de subir un deuil douloureux, elles cherchent, ensemble, un peu de réconfort, oubliant le monde qui les entoure, de près ou de loin.

 

Dans cet extrait, il est fait référence à la corruption et aux Struleone (Stru), grande Famille mafieuse qui contrôle la ville et son économie parallèle. Pincemi et Gaya font parti du MLB, un mouvement politique terroriste qui vise à anéantir la corruption au profit d’une démocratie dictatoriale du prolétariat. Leur penchant pour l’alcool et la drogue ne facilite pas leur mission, mais ce sont avant tous des idéalistes qui rêvent d’un monde meilleur. N’oublions pas que Bouzouks.net est un univers parodique et décalé, où règnent l’absurde et le ridicule. Il est donc normal que, bien que le moment soit intense et les sentiments, profonds, on trouve des passages et du vocabulaire un peu abracadabrants.

 


 

 

*Le Skatt’ est grand. Pincemi entraîne Gaya un peu plus loin. La présence des autres ne les gêne pas. Elle leur est même indifférente. La blonde emprunte les zallumettes de Gaya et embrase quelques prospestusses. Elle étale son duvet au sol et invite Gaya à s’y asseoir. Elle lui tend une bierro, en prend une et pose le pack à côté. Elle roule un raki avec un reste de raki schnibblik qu’elle a chopé près de la chapelle, se met à blaz pattes et l’allume au coeur des flammèches du foyer qu’elle vient d’allumer. Elle l’offre sans attendre à sa Kamarade et vient s’asseoir près d’elle.

Entre zig gorgées de bierro bues à la mémoire de Zorba, Pincemi glisse sa trompe dans le creux de la zoreille de Gaya, lui murmure des serments et lui avoue une foule d’intentions inavouables. Elle tient sa main et se presse légèrement contre le corps de la future mairesse. Amoureuse, elle lui déclame même en murmures un doux poème*

 

♪♫ Moi si j’étais un zouk, je serai capitaine
D’un raffiot vert et pourpre
Une élégance rare et plus fort que le Schnibble
Pour affronter les pluies d’météorites

 

Je t’emmènerais en voyage
Voir les plus belles djeungueules de la colline
J’ te ferais l’amour sur la plage de Kah-Maté
En savourant chaque millimètre carré
Où mon corps engourdi s’enflamme
Jusqu’à  s’endormir dans tes bras,
Mais je suis zoukette et, quand on est zoukette,
On ne dit pas ces choses-là
À une autre zoukette que soi.

 

Je t’offrirais de belles bierros,
Des pothoks pour embellir le skwatt’,
Des raki à vous rendre fou
Et, juste à  côté de Sainte Quête,
Dans une ville qu’on appelle Vlurxtrznbnaxl,
Je ferais détruire la Stru villa,
Mais je suis zoukette et, quand on est zoukette,
On n’a pas ce pouvoir-là .

 

Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c’est toujours plus de strul.
Ces histoires d’amour démodées
N’arrivent qu’au cinochma.
On devient enstrulés.
C’est dommage : moi j’aurais bien aimé
t’allonger, dans l’bureau d’la mairesse.
Si les zouks n’étaient pas si pressés
De toujours s’enstruler…
Ah ! si j’étais un zouk !

 

Je t’bouzophonerais tous les jours
Rien que pour entendre ta voix.
Je t’appellerais « mon amour »,
Insisterais pour qu’on se voie
Et t’inventerais un programme électoral
À l’allure d’un soir de gala de charité,
Mais je suis zoukette et, quand on est zoukette,
Ces choses-là  ne se font pas.

 

Il faut dire que les temps ont changé.
De nos jours, c’est toujours plus de strul.
Ces histoires d’amour démodées
N’arrivent qu’au cinochma.
On devient enstrulés.
C’est dommage : moi j’aurais bien aimé
t’allonger, dans l’bureau d’la mairesse.
Si les zouks n’étaient pas si pressés
De toujours s’enstruler…
Ah si j’étais un zouk
Je me ferais ablater ♪♫

 

Parce que je n’ai pas besoin d’une stoïème trompe pour t’offrir toussa…

 

 

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Me revoilà pour la deuxième édition du concours “Vis ma vie de Rôliste”. L’année dernière, j’ai plus ou moins consciemment et volontairement fait un hors sujet, préférant traiter “Vis ma vie de rôliste” plutôt que le thème du concours. Mais cette année, je suis bien décidée à gagner ! (j’ai même déjà fanfaronné, alors je dois pas me louper).

 

 

Plus sérieusement, le thème de cette année, je ne peux tout simplement pas passer à côté. Et je vois mal comment faire un hors sujet, cette fois, étant donné que ce thème, je veux le traiter depuis longtemps, parce que c’est l’histoire de ma vie ou, tout au moins, d’une partie de ma vie. Il n’est donc plus temps de repousser la rédaction de cette article.

 

Le jeu de rôle textuel, là où tout a commencé.

 

Pour rappel, le jeu de rôle, c’est une activité ludique et créative qui consiste à faire vivre une histoire et des personnages en “interprétant” un rôle. Il y a plusieurs supports et, donc, plusieurs façons de jouer (JdR sur table, textuel, sur Skype, sur FB, par SMS, par e-mail…). Pour ma part, je pratique, depuis plus dix ans, le jeu de rôle textuel : j’interprète mon personnage par écrit, en (co)écrivant ses aventures, ses états d’âme, ses sentiments et en lui infligeant moult péripéties, amusements et tragédies.

 

C’est une activité que j’ai découverte par hasard et que j’ai commencé à pratiquer sans vraiment comprendre ce que je faisais. À mesure que mon personnage s’étoffait, ma participation s’enrichissait et le jeu est devenu un support d’écriture. Mon personnage a gagné en popularité et en influence. J’ai commencé à prendre conscience du “pouvoir” de l’écriture en général, et de mon écriture en particulier. Le jeu sur lequel j’ai débuté a brutalement fermé. Pendant plusieurs années, j’ai cherché un site, un jeu qui me donnerait les mêmes sensations, la même communauté, la même liberté… Nulle part ailleurs je n’ai retrouvé ce que j’avais perdu avec Bouzouk.net.

 

En même temps que ce jeu, j’ai perdu mon écriture. J’ai eu beau essayer des forums, ouvrir des documents Word et regarder le curseur clignoter, écrire de la merde et tout effacer, rien à faire, je n’avais plus ni plaisir à écrire, ni satisfaction à me lire. Entre le manque d’inspiration et un style pas assez affirmé, écrire devenait une corvée. Jusqu’à ce que je découvre le métier d’écrivain public. L’idée d’exercer ce métier a fait son chemin. Lentement mais sûrement, je me suis préparée, j’ai réfléchi mon projet, j’ai rédigé un business plan.

 

Faire du rôlisme un métier : écrivain public et raconteuse d’histoires

 

Et puis, il y a un peu plus de trois ans est arrivé un miracle qu’on n’attendait plus : Bouzouks.net a rouvert ses portes. Ni une ni deux, j’ai foncé, je me suis réinscrite, j’ai retrouvé les copains qui, comme moi, avaient attendu près de cinq ans la résurrection de leur jeu préféré. J’ai recommencé avec le même personnage. En même temps que je travaillais sur mon business plan, j’écrivais les aventures de Pincemi, bouzoukette blonde, belle et bonne. À cette époque, j’étais ce que la société appelle une demandeuse d’emploi. En vérité, j’étais en cours de création de mon propre emploi, et ce que beaucoup prendrait pour de la glande fut en réalité un moteur puissant, en plus d’être très formateur.

 

Ces heures passées à écrire la vie de Pincemi, ou à rédiger des articles sur l’univers et l’actualité Role Play, n’étaient non seulement pas de la glande de chômeuse branleuse mais c’était même tout le contraire. J’ai appris à affirmer et à peaufiner mon style, à penser non plus seulement à mon plaisir mais aussi à celui du lecteur, j’ai amélioré ma maîtrise rédactionnelle, je l’ai éprouvée et ressentie en rassemblant un lectorat assidu, ce qui m’a permis de prendre confiance en moi et en mon écriture et, enfin et surtout, j’ai retrouvé le plaisir d’écrire et découvert celui d’en procurer à qui aime me lire.

 

Le jeu de rôle textuel m’a donné confiance en moi et en mon projet. Il m’a donné les compétences pour l’exercer et le courage pour oser affirmer que, oui, je sais bien écrire, pour les autres ou pour moi. Certaines rencontres que j’y ai faites m’ont confortée dans mon choix (je profite de cet article pour remercier encore une fois Ouah, fan de la première heure, super ami et client test assidu, enthousiaste et satisfait <3).

 

C’est donc tout naturellement que le jeu de rôle s’est intégré à mon projet professionnel, me guidant vers une pratique ludique de mon métier. Je me suis servie du jeu de rôle pour créer certaines prestations et j’ai voulu, en même temps et en retour, servir le jeu de rôle en contribuant à le faire connaître et en favorisant sa pratique, dans une approche ludique et créative de l’écriture, persuadée que c’est par le plaisir et le jeu qu’il faut y entrer, avant même de penser à la formaliser avec des approches scolaires trop strictes et rébarbatives qui génèrent souffrance, complexes et culpabilité. C’est ce que je m’applique à faire en animant des ateliers d’écriture rôliste dans un collège, ateliers dont j’aurai prochainement l’occasion de reparler.

 

Pendant l’été 2015, pour répondre à mes objectifs, j’ai créé Doublure Stylo. Depuis, le temps avançant et mon investissement dans le jeu de rôle textuel grandissant, Doublure Stylo, plus qu’un cabinet d’écrivain public, est devenu une identité, une entité “écriveuse”, qui écrit aussi bien pour elle que pour ses clients.

 

Aujourd’hui plus que jamais, le jeu de rôle textuel reste mon support d’écriture préféré et, en plus de mes blogs, j’ai multiplié les personnages pour diversifier ma palette d’écrits, m’essayer à de nouveaux styles d’écriture, avec d’autres objectifs, pour de nouveaux publics.

 

Qu’elle rapporte de l’argent ou pas, mon activité professionnelle, c’est écrire, et c’est au jeu de rôle que je le dois.

 

 

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Sans prévenir, des douleurs étaient apparues dans la tête de Pincemi. Ce n’était pas la kahière fois et, les fois précédentes, un mercurochroute Hello Zoukette avait suffi. Mais pas cette fois. Ni la pikouz, ni le médicazouk n’avaient calmé la douleur.

 

Pincemi se tenait la tête à zig mains, se tordant de douleur. Des PinSbires l’amenèrent au centre médical où Komira et ses nains fermiers s’occupèrent de la zoukette quêtante.

 

Après avoir cherché partout et passé son neurone au peigne fin (parce que bon, des beaux cheveux comme ça, ça s’entretient, c’est pas Britney Sprout qui dira le contraire) et aux rayons Z, l’équipe médicale découvrit un lobrik blond niché dans la trompe têtale de Pincemi. Égaré là, il avait bouffé toutes les saloperies qui avaient pu s’y glisser. Il avait fait du gras, obstruant sa céphalotrompe. Il était inextricablement coincé, menaçant d’exploser à tout moment.

 

Dans l’urgence, comme le reste du temps, les bouzouks ne réfléchirent pas et ablatèrent la trompe de Pincemi, le lobrik avec, sauvant ainsi le neurone de la bouzoukette, qui n’avait plus qu’à se reposer pour retrouver ses forces. La blonde, à présent mi-bouzoukette, prit le repos recommandé, se demandant comment ce mignon petit lobrik avait pu se nicher là. Elle pu enfin quitter le centre médical et retrouver ses kamarades … et Patate.

 

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En vue des ateliers d’écriture spécialisés que je compte proposer, je réfléchis beaucoup au jeu de rôle textuel et à la façon dont je peux l’exploiter au mieux pour les projets que j’envisage.

 

La création du personnage est un élément essentiel qui va donner la direction que l’on souhaite suivre dans l’histoire. La tentation est grande de beaucoup le réfléchir et de définir son personnage de façon très précise.

 

En rédigeant ce alphabétique portrait de Pincemi, mon personnage dans Bouzouks.net, j’ai réalisé qu’à sa création, il se limitait plus ou moins à la lettre B et que certaines caractéristiques avaient disparu au profit d’autres, parfois totalement opposées. Ainsi, en deux ans et demi, la douce, rêveuse, amoureuse et naïve Pincemi est devenue désabusée, désenchantée, corrompue, avide d’argent, de pouvoir et de plaisirs. 

 

Je n’aurais décemment pas pu prévoir tout ça et c’est finalement plus un parcours (dont le récit est en cours d’écriture) qu’un portrait que je viens de tracer :

 

 

Adorée/détestée

Blonde, Belle et Bonne

Crumble/Clafoutis

Décadente

Enstrulée corrompue notoire

Famille Struleone

Généreuse

Hédoniste masochiste

Infidèle

Journaliste

Kornomouth hydratant

Lascive

Magazine « Blonde à la Page »

Naturiste

Orangée à souhait

Prêtresse du Schnibble repentie

Quêtarde réssucitée

Riche

Séductrice

Traîtresse occasionnelle

Ultra snob

Vindicative

WinneuZ

X (bouzouk X)

Y est souvent pour quelque chose

Zloteuse invétérée assumée.

 

 

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Je publie cet article dans le cadre (entre autres) du concours « Vis ma vie de rôliste » organisé par Infinite RPG.

 

Il s’agit, si j’ai tout bien compris, de présenter le jeu de rôle textuel et de parler des personnages. Je suis rôliste et le jeu de rôle a eu de gros impacts sur ma vie, dont certains assez inattendus. Je ne vais pas faire un exposé sur le RolePlay, un tuto sur la création de perso ou encore donner des conseils d’écriture pour rendre un personnage et son histoire plus crédibles ou plus vivants. Le mieux, c’est de vous montrer.

 

 

Bienvenue dans « ma vie de rôliste » :

 


 

 

Il est 7 heures. Je me lève, je mets le café à chauffer, j’allume le PC, je vais pisser. Le petit dort encore. Je m’installe tranquillement, mon bol à la main. Le premier onglet que j’ouvre, c’est Bouzouks.net. C’est un jeu de rôle textuel. Je suis addict. Je suis Pincemi.

 

L'avatar de Pincemi

 

J’ai commencé à y jouer il y a plus de dix ans. Mais je n’avais pas compris le principe du RP (le fait de jouer un rôle). Je me croyais persécutée par les modérateurs d’un forum que je trollais.

Cette incompréhension fut source de confusion dans mon esprit. Ne faisant pas bien la différence entre le jeu et la réalité, j’ai finalement arrêté quand j’ai vu que j’étais bien trop affectée émotionnellement.

Je suis retombée sur le jeu quelques temps plus tard, il y a environ 8 ans. Je me suis réinscrite en sachant, cette fois, où je mettais les pieds. J’ai fait preuve de plus de prudence et de distance.

 

 

Je me connecte. Je file voir le résultat des élections. Et merde, j’ai encore perdu. Ils ont encore élu ce naze de Trouducu. Bon, tant pis… Demain, je lancerai une destitution. Je serai maire, un point c’est tout !

Du courrier ? Une notification ? Le RP (action en cours) a avancé ? Machin a enfin répondu ?

 

 

Avec la complicité d’une autre joueuse, nous avons créé un duo et je me suis lancée sur le Tobozon, le forum RP du jeu. Nos personnages se sont étoffés, se sont affirmés, tout en se définissant toujours par notre duo. On s’est marré, on s’est fait des potes, on a intégré la communauté.

Puis j’ai rencontré ce joueur, à la fois génial et complètement cinglé. Je crois que je suis tombée amoureuse la première fois que je l’ai lu.

 

Je prends connaissance des événements pouvant avoir un impact sur mon personnage et sa vie, pour pouvoir décider de la suite des événements. Je ris des bêtises des copains « Ah ah ah Dedel a encore frappé ! »… « Quelle goillotte, cette Nabuee ! Je l’adore ! ». C’est en jubilant que je fais dire les pires vacheries à Pincemi, que je la rends tour à tour splendide ou ridicule, détestable ou émouvante… C’est parfois la gorge serrée que je lui fais traverser les drames de sa vie.

 

Quelques semaines après que le génial cinglé ait emménagé chez moi, le site fermait, laissant des centaines de joueurs désespérés.

 

Tiens ! Un nouveau RP ! Crole ? Qui c’est ? Voyons voir ça. Encore un nouveau qui poste 3 imbécilités et qui espère remporter le jeu et devenir une célébrité ? Ah non, c’est une nouvelle et elle arrive en ville après un tour du monde à l’envers et à cloche-pied ?! J’aime son humour, son style, son histoire. J’ai envie de jouer avec elle. Je rédige vite un post sur son sujet pour que nos personnages fassent connaissance, une pige pour diriger les joueurs vers son RP et un article pour la Gazette, histoire de lui donner un max de visibilité.

 

Il y a six ans, j’ai épousé le cinglé. Il y deux ans et demi, nous nous sommes tous les deux réinscrits quand Bouzouks.net v2 a ouvert ses portes. Il ne s’est pas plu dans la nouvelle version. Il a arrêté d’y jouer.

 

Le bébé se réveille. Je finirai l’article plus tard.

 

Le lendemain de l’accouchement, j’ai posté une photo de notre bébé sur le forum du jeu, pour le présenter à la communauté. Les admins sont ses « parrains » et Tweedy me traite de mauvaise mère parce que je fais manger du brocoli à Patate, mon bébé.

 

Quelques heures plus tard, j’ai un peu de temps. Je boucle l’article puis je me remets à bosser. Je résiste environ cinq minutes à la tentation de me reconnecter.

 

Depuis que je suis maman, je joue beaucoup moins. Manque de temps, mais pas seulement. Je n’ai plus ce besoin de fuir une vie qui me malmenait pour me réfugier dans celle que je créais, que je contrôlais, une vie où je n’avais pas ce que je voulais contre une vie pleine de réussite, de richesse, de pouvoir, d’amours, de sexe, de drogue, de haines, de gloire, d’amants, d’amis et d’ennemis.

 

Chaque jour, je construis la vie de Pincemi.

 

 

Elle est ma création, ma créature, mon meilleur support d’écriture. Elle a vécu moult aventures et, aujourd’hui, elle me fournit tant de matière que j’ai de quoi en faire un roman.

 

 

Je clique « Nouveau document ». Je commence à taper. J’écris la vie de Pincemi, et de ceux qui en font partie.

 

J’ai toujours cet amour du RolePlay. J’ai juste envie de le servir autrement. Alors, très naturellement, j’ai intégré le jeu de rôle à mon métier. Je serai très bientôt officiellement écrivain public et, parmi mes prestations, je souhaite partager mon expérience de rôliste et faire pratiquer le jeu de rôle dans le cadre d’ateliers d’écriture spécialisés.

 

Fin de la journée. Le bébé est couché. Mon mari m’écoute distraitement pester contre ces nazes qui ne savent pas jouer, ceux qui écrivent avec leurs pieds, ceux qui n’ont pas voté pour moi alors que je suis bien plus amusante, présente et charismatique que le boulet auquel j’étais opposée… Il subit mes états d’âme de rpiste contrariée. Pour la Xième fois, furieuse, je menace de quitter le jeu, on verra bien ce qu’ils feront sans moi, blablabla blablabla….

Le lendemain matin, ou même parfois à peine une heure après, je suis en train de rédiger mon prochain RP…

 

 

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Voici une réécriture de chanson, « La Salsa du Démon« , que j’ai faite pour le jeu de rôle Bouzouks.net, en guise de campagne électorale. Bizarrement, Pincemi, mon personnage, n’a pas été élue. 

 

Oui, je suis Pinc’pute
Je suis méchante, je joue d’la flute.
Oui oui oui je suis une ordure,
Je pue le strul et la luxure.

 

J’me came, je bois, j’ai tous les vices
Et parfois, sur le sol je pisse.
Je vous déteste, je vous conchie
Je suis Pincemi Pourrie.

 

Quand j’vois un pauvre, j’fouille dans mon sac
Mais c’que j’lui jette, c’est plutôt des claques
Qu’il parte en Quête, rien ne m’arrête
Car aujourd’hui je m’entête.

 

Votez votez votez Pincemi enStrulée
Pincemi enStrulée

 

Oui, c’est moi Pincemirella
Malheur à ceux qui ne m’aiment pas.
Oui oui oui, je leur jette des pierres
Quand j’crache, je n’vise jamais par terre.

 

Mes amants, j’en avais avant,
Mais aucun ne m’comblait vraiment.
J’fais des trucs coquins avec des chaînes
À mon gâteau que j’aime.

 

Pourchassant les Kpone en fuite
Qui me font péter une durite,
Venez là mes petits amis
Car aujourd’hui je persiste

 

Votez votez votez Pincemi enStrulée
Pincemi enStrulée

 

Oui, j’veux la pénurie
Je n’enstrulerai que mes amis.
Oui oui oui de la Limzouzine,
Je dirige mes petites combines.

 

À la Villa ou au marché noir,
À la Binouze, au coin d’un couloir,
J’magouille, je deal, je fricote, je file,
Je vis pour la Famille.

 

Je vais vider les magazouks,
M’enstruler grave, taxer les plouks.
Et je séduirai le percepteur
Pour truquer notre compteur

 

Votez votez votez Pincemi enStrulée
Pincemi enStrulée

 

Quelques précisions :

  • Le Strul est la monnaie bouzouk.
  • Le gâteau avec qui Pincemi fait des cochonneries, c’est Clafoutis, son amoureux en quête.
  • Être en quête, pour un bouzouk, signifie plus ou moins être mort, sauf que les bouzouks ne meurent pas (ils partent en quête du Schnibble).
  • « Enstrulé » est un terme bouzouk qui regroupe plusieurs notions et qui ne s’explique pas (il parle de lui-même, je crois).
  • Kpone est un bouzouk ennemi, que Pincemi ne pouvait pas blairer (en quête, lui aussi).
  • La Binouze est la plus grande entreprise de Vlurxtrznbnaxl, ville où vivent les bouzouks.
  • La Famille (Struleone) est une famille mafieuse dont Pincemi fait partie (plutôt en haut de la hiérarchie).

 

Merci de votre partage

 

 

Pour l’anniversaire de l’inscription d’une de mes camarades de jeu sur Bouzouks, mon personnage a offert au sien (crole) une chanson en guise de cadeau. C’est une réécriture de La Madrague, adaptée à Bouzouks (je mets en lien la version de Voulzy que, personnellement, je préfère).

 

Quelques explications/précisions s’imposent, l’univers bouzouk n’étant pas universellement connu (on se demande bien pourquoi, d’ailleurs !).

 

Kah-Maté est une île au large de Vlurxtrznbnaxl, la ville où vivent les bouzouks. Boubouch est le patron de la plus grande entreprise de la ville. C’est aussi le bouzouk le plus riche et un ami très proche de Pincemi, mon personnage. Clafoutis est, au moment où j’écris la chanson, l’amoureux de Pincemi (il est aujourd’hui disparu mais pas de panique, elle a très vite su se consoler). Et Crole, à qui s’adresse cette chanson, est une amie très spéciale de Pincemi (que tous ses amis se rassurent, ils le sont tous, chacun à leur façon ♥).

 

 

Sur la plage de Kah-Maté
Tous tes coupains rassemblés
Pour un instant oublient les rivalités
Par ta magie, enchantés
On commence par une danse
On chante de belles chansons
Tous amoureux d’une zoukette en béton
Lui vouent une tendre passion

 

Si Boubouch(e) cherchait une reine
Si Clafoutis perdait la raison
Je n’aurais même pas trop de peine
De céder ma place et ma maison

 

Je voudrais te remercier
D’être née telle que tu es
Tes gros Boobz et ta chevelure embrasée
Ton incroyable beauté
Mais la beauté ce n’est rien
Laide, je n’t’aimerais pas moins
Ton âme et ton coeur sont mes trésors sacrés
Chanceuse d’en être honorée

 

Tu es une merveilleuse personne
Je suis heureuse d’être dans ta vie
Tu n’es pas blonde mais t’es belle et bonne
Garde-moi amie toute la vie

 

Il y a un an, tu naissais
En arrivant à cloche-pied
C’est toi le cadeau à la Bouzoukité
Sur cette plage de Kah-Maté
Sur cette plage de Kah-Maté
Sur cette plage de Kah-Maté

 

Merci de votre partage

Voici un petit diaporama qui fait office de dessin animé (« Les Téléteubés) destiné à la jeunesse bouzouk. Il explique « la destitution » aux bouzouks les plus teubés.


J’ai réalisé ce montage pour m’amuser et amuser mes camarades de jeu, mais c’est tout à fait le genre de projet qui pourrait m’enthousiasmer en tant qu’écrivain public.

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Voici une autre réécriture de chanson, que j’ai également choisie pour son contenu. Je me devais de rendre hommage à Britney Spears, ma première source d’inspiration pour le jeu de rôle. J’ai donc adapté My Prerogative, qui va comme un gant à mon personnage. 

Ce n’est pas du grand art, c’est Pincemi star !

 

Le peuple aime à toujours tout critiquer
Il n’aime pas entendre ses blaz (quatre) vérités
Mais la question est : peux-tu m’supporter ?

 

Ils disent qu’jsuis cinglée
J’en ai rien à s’couer
J’suis Pincemi BBB.

 

Ils disent qu’j’suis saiksy
La plus chaude de la Colline
La luxure, c’est toute ma vie.

 

Certains se demandent
Pourquoi j’suis si facile
Ils n’ont vraiment rien compris
Moi je n’aime vraiment que lui
Qu’il soit Crumble
Ou qu’il s’appelle Clafoutis
C’est le seul zouk
Qui me défonce au Plouk (jeu de carte bouzouk)

 

Tout le monde parle sur moi,
Voudrait me ressembler
Pourquoi pas me foutre la paix ?!
Je m’fous d’votre opinion,
Je n’fais que ce qui m’plaît.
J’suis Pincemi BBB.

 

J’vis ma vie comme j’en ai envie
Et toi, t’as vraiment rien à dire !

 

Ne t’méprends pas
Je n’suis pas une cinglée
Je dis juste la vérité
Toutes ces vilaines critiques
Peuvent parfois me toucher
Mais y a rien d’mal
À tous vous provoquer.

 

Tout le monde parle sur moi,
Voudrait me ressembler
Pourquoi pas me foutre la paix ?!
Je m’fous d’votre opinion,
Je n’fais que ce qui m’plaît.
J’suis Pincemi BBB.

 

Tout le monde parle sur moi,
Voudrait me ressembler
Pourquoi pas me foutre la paix ?!
Je m’fous d’votre opinion,
Je n’fais que ce qui m’plaît.
J’suis Pincemi BBB.

 

J’vis ma vie comme j’en ai envie
Et toi, t’as vraiment rien à dire !

 

Pourquoi j’peux pas être moi
Sans êtreuh sans arrêt critiquée ?

 

Tout le monde parle sur moi,
Voudrait me ressembler
Pourquoi pas me foutre la paix ?!
Je m’fous d’votre opinion,
Je n’fais que ce qui m’plaît.
J’suis Pincemi BBB.

 

Tout le monde parle sur moi,
Voudrait me ressembler
Pourquoi pas me foutre la paix ?!
Je m’fous d’votre opinion,
Je n’fais que ce qui m’plaît.
J’suis Pincemi BBB.

 

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