Mignonne, allons voir…

 

Merci à Ronsard pour les premiers mots du poème que voilà.

 

Mignonne allons voir si la rose était close.

Non elle ne l’était pas, elle ouvrait grand ses bras.

Amoureuse, la rose ne se ferme pas.

Elle exhale son parfum, fait tanguer son bassin.

À chaque pas de l’amant, qu’elle désire ardemment,

Elle ouvre ses pétales, rougissant chastement.

Les caresses du vent lui soufflent des serments

Elle s’effeuille timidement, ondule lascivement.

Dans l’herbe elle s’étend, le souffle haletant.

Le vent alors l’étreint dans un tendre va-et-vient.

Ses pétales s’envolent dans ces ébats frivoles.

La rose s’abandonne, à l’amour elle s’adonne.

Elle ouvre tout son être, alanguie et offerte.

Elle qui était fière, arrogante et piquante.

Est devenue légère, aguichante, douce amante.

Les épines mollissent et ce qui fait office

À la rose de cuisses s’ouvre, le vent s’immisce.

Les pétales grands ouverts, la pudeur envolée,

La pimbêche d’hier est devenue traînée.

 

3 réflexions au sujet de « Mignonne, allons voir… »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>