Je suis une feuille (de salade)

 

 

Ce midi, pendant le repas, j’ai donné un bout de salade à mon fils (19 mois bien tassés). Il n’avait plus faim, ou il n’a pas aimé. Toujours est-il qu’il ne l’a pas mangée. Mais il n’en a pas pour autant rien fait !

 

Il a joué avec, imaginant que c’était un oiseau. Je l’ai regardé un moment, faire voler sa salade en disant « cui-cui » puis, la poule étant parmi ses favoris, en clamant « cot cot codec ! ». J’ai trouvé ça beau et rien que pour ça, je vais me flageller. Amusée, j’ai partagé mon ressenti sur Facebook

 

Pourquoi écrire des poèmes quand je peux regarder Elliot faire voler un tout petit bout de batavia en disant « cui cui » puis « cot cot codec » ?
‪#‎mamancucul‬

 

Toujours prête à relever un défi, c’est partagée entre l’attendrissement et l’ironie moqueuse que j’ai écrit ce petit poème, également largement inspiré par Je suis une feuille, histoire de rigoler.

 

Transportée au dessus de l’assiette
je plane, je vole, loin d’ma vinaigrette
Je me prends pour un oiseau
Je fais « cui cui » « cot cot codec »
C’est mieux qu’pourrir au McDo
Coincée entre deux faux steaks
Moi qui ne suis même pas bio
J’avais pas le droit aux gésiers
Pour une salade de chèvre chaud,
Ou même rien que pour décorer.

Offerte à un enfant qui n’avait plus faim
Il m’a bien observée entre ses petites mains
Il a décelé mon potentiel
M’a élevée vers le ciel
Il a décidé que je pouvais voler
Il a eu envie que je sache chanter

 

Un bout de salade qui fait cui-cui
N’est-ce pas ça, la poésie ?

 

 

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