Petit poème sans raison

Pendant ma grossesse, nous n’avons pas voulu connaître le sexe du bébé. Nous avons désiré les deux. Nous avons eu un merveilleux petit garçon.

J’ai malgré tout ressenti le besoin, à un moment, d’adresser une pensée à la petite fille qui n’est pas née.

 

Augustine, ma poupée,
Toi la première nommée,
Voilà bien des années,
Alors que l’on séchait sur le sexe opposé.
On disait pour plaisanter :
« C’est une fille qu’il faut qu’on ait ! ».
Il m’est arrivé de t’imaginer,
Parfois, même, je t’ai rêvée.
Sois sûre que je t’aurais aimée.
Pardonne-moi si l’amour que j’ai
Pour le petit garçon qui est né
Me prive de tout regret.

 

*edit du 23 avril 2015 : le poème monorime est en fait une contrainte oulipienne.

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One thought on “Petit poème sans raison

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