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Mon résumé de l’épisode 3 saison 1 de Procrastination “Les trois genres de l’imaginaire”

Dans cet article, je vais vous parler de ce que j’ai retenu de l’épisode 3 de la saison 1 du podcast Procrastination« Les trois genres de l’imaginaire », à savoir le fantastique, la science-fiction et la fantasy.

Définition des trois genres de l’imaginaire

Avant de définir les trois genres de l’imaginaire, Lionel Davoust précise qu’il s’agit de classifier, en aucun cas de hiérarchiser les genres. Ensuite, Laurent Genefort et Mélanie Fazi utilisent l’image du chat qui parle, de Denis Guillaud, qui constitue un moyen simple et efficace de comprendre la différence entre les trois genres et de les identifier.

Le fantastique

Le fantastique, c’est un univers réaliste où l’intervention d’un chat qui parle est inattendue, voire choquante. C’est un genre où le surnaturel est en rupture avec le réel.

La science-fiction

Si on rencontre un chat qui parle parce qu’il a été génétiquement ou robotiquement modifié pour avoir la capacité de parler, alors il s’agit de science-fiction.

La fantasy

Enfin, la fantasy propose des mondes imaginaires où, comme en science-fiction et contrairement au fantastique, le surnaturel est naturel. Si on croise parmi les personnages un chat qui parle dans un univers où il est admis que les chats peuvent parler, il s’agit d’un texte de fantasy.

La fantasy, un des trois genres de l’imaginaire
La fantasy, un des trois genres de l’imaginaire
Source : pikisuperstar sur Freepik

La SF et la fantasy sont des genres réalistes, mais qui dépeignent une autre réalité, ce qui induit la nécessité d’une immersion forte pour que læ lecteurice puisse y adhérer. Laurent Genefort cite comme exemple Star Wars, qui n’est pas un chef d’œuvre de précision scientifique ni historique, mais qui propose une fable métaphorique suffisamment dense pour obtenir l’adhésion du spectateur.

Une littérature du décalage : l’imaginaire pour parler de la réalité

La littérature de l’imaginaire est une littérature du décalage. Les trois genres de l’imaginaire nous parlent bel et bien de réalité, mais sous une lumière différente. L’auteurice décale son regard, fait un pas de côté pour placer des sujets et des thèmes réels dans des univers imaginaires (un peu comme Shakespeare qui situe ses tragédies au Danemark ou à Vérone pour parler de rien d’autre que de l’Angleterre, ou La Fontaine qui utilise des animaux pour faire la satire des travers humains).

Un genre vivant en perpétuelle évolution

Nés à des époques différentes (Laurent Genefort nous rappelle que le fantastique apparaît dès les années 1830, alors que la science-fiction fait son apparition vers 1900 avec l’émergence de la pensée scientifique et la fantasy, dans les années 50, même si on en trouve des traces à l’Antiquité), les trois genres sont avant tout définis par les auteurices et ce qu’iels en font.

Comme pour la technique en écriture, les codes des genres, une fois maîtrisés, peuvent être détournés, subvertis ou contournés, ce qui fait naître de nouveaux genres et sous-genres, qui se redéfinissent approximativement tous les dix ans avec l’apparition de nouveaux tropes et de nouveaux thèmes. Laurent Genefort prend ainsi l’exemple du cyberpunk, qui a infusé de nombreux genres avant de mourir.

Enfin, les trois auteurices rappellent que l’envie prime sur la définition et que c’est ce que les auteurices en font qui définit et fait évoluer un genre.

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Exercice d’écriture : Procrastination saison 1 épisode 2 : « Mais où allez-vous chercher tout ça ? » : un docu animalier pour l’inspiration

Pour cet exercice créé à partir de l’épisode 2 de la saison 1 du podcast Procrastination « Mais où allez-vous chercher tout ça ? », j’ai décidé de partir sur un exemple personnel de support au potentiel inspirant que j’ai trouvé digne des fictions les plus cultes telles que « Le trône de fer » ou « Dallas ».

L’inspiration est partout

Je ne vais pas re-résumer l’épisode, on l’aura compris, l’essentiel à retenir est que l’inspiration est partout. C’est d’ailleurs parce que je suis convaincue de ce précepte que je crée et/ou travaille à la création d’exercices d’écriture qui s’appuient sur des supports différents et qui peuvent parfois sembler inattendus.

J’ai déjà répété moult et moult fois que le jeu de rôle est un support d’écriture privilégié. Je nuancerai aujourd’hui en disant : un support de création d’histoire. Mais cette nuance n’est pas le propos du jour et j’y reviendrai lors de prochains projets.

Mais le jeu de rôle n’est pas tout. On peut trouver des idées et de l’inspiration dans la rue, dans un jeu vidéo (vous ai-je déjà dit tout le bien que je pense de Magic the Gathering en termes de potentiel d’inspiration ?), dans une phrase entendue à la radio, dans une chanson…

Tout ce qui procure une émotion et une réflexion est une source valable d’inspiration. Par exemple, j’ai toujours en tête ce moment où, alors que je marchais par un matin encore sombre, j’ai tourné la tête vers une fenêtre au moment où la lumière qui en émanait s’est éteinte. La lumière qui s’éteint a ouvert derrière cette fenêtre un monde que je rêve de pouvoir un jour explorer et je garde ça précieusement en moi pour le jour où j’aurai une autre inspiration à lui conjuguer et du temps à y consacrer.

Exemple de support inspirant : un documentaire sur les macaques

En guise d’exemple, je vais aujourd’hui vous parler d’un documentaire animalier que j’ai vu il y a quelques mois et qui m’a fait réaliser l’incroyable potentiel que contient le monde merveilleux des animaux en matière d’inspiration.

Qui aurait cru que regarder un documentaire sur les singes suffisait pour écrire une histoire digne des plus sombres intrigues du Trône de fer ? Et encore, je dis « inspirer », mais on pourrait se contenter de calquer l’intrigue du docu telle quelle.

L’inspiration, c’est simple comme un docu animalier
L’inspiration, c’est simple comme un docu animalier
Source : wirestock sur Freepik

Ce documentaire résume une année de la vie d’un groupe de macaques en prenant pour personnage central Anna, une jeune mère de basse extraction qui a mis au monde un des bâtards du roi. Anna traverse la sécheresse, la pauvreté, les querelles, les rivalités, le kidnapping de son bébé, la visite inattendue mais ô combien significative du roi ou encore une tentative de coup d’état par un des lieutenants du roi.

Transposée dans un univers original, développée et (à peine) romancée, l’histoire d’Anna a tout pour donner une saga riche en rebondissements et en suspense. Le prince bâtard survivra-t-il à la sécheresse ? Anna et le roi remettront-ils le couvert ? La future mère stressée et kidnappeuse de bébé rendra-t-elle son enfant à Anna ? Et si oui, dans quel état ? Le roi parviendra-t-il à déjouer le coup d’État qui couve et à réaffirmer son autorité auprès des mâles ET des femelles de son clan ?

Autant de questions auxquelles répond le documentaire, mais dont vous pouvez modifier le déroulement et l’issue à votre guise !

L’exercice d’écriture : s’inspirer et adapter à son propos

Je vous propose aujourd’hui de regarder ce documentaire – ou n’importe quel autre de votre choix sur les gnous, les raies ou les caïmans – et de vous en servir pour rédiger le synopsis détaillé d’une histoire que cela vous inspire.

Adaptez les personnages pour qu’ils servent votre propos et choisissez un angle d’attaque pour votre projet : une intrigue sombre et racoleuse, un pamphlet féministe sur le consentement et la condition des femelles de basse condition, une success-story, un portrait de femelle, une romance…
 Vous pouvez évidemment modifier les personnages – ou en ajouter – et le cours et/ou l’issue des évènements à votre guise (la sécheresse peut devenir une épidémie de peste, la kidnappeuse peut profiter de son statut social pour garder l’enfant d’Anna et l’élever, le roi peut épouser Anna et devenir monogame et fidèle…

Le support n’est qu’une inspiration qui doit servir votre création et dont vous pouvez – et devez – vous émanciper.

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Mon résumé de l’épisode 2 saison 1 de Procrastination : « Où allez-vous chercher tout ça ? »

Loin du cliché de l’auteur béni des dieux et inspiré par les muses, l’épisode 2 de la saison 1 de Procrastination affirme que l’imagination est fertile et l’inspiration est partout. Les deux se cultivent, se travaillent pour permettre aux auteurices attentif·ves de combiner l’afflux d’idées qui en découle et en tirer de nouvelles histoires.

Les idées sont partout

Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Laurent Genefort sont formel·les : l’imagination n’est pas réservée à une élite créative. C’est un muscle dont tout le monde est pourvu et qui se travaille.

Chercher l'inspiration
Comment trouver une idée pour mon prochain roman ?
Source : vectorjuice sur Freepik

Et l’inspiration ne vient pas à quelques élus choisis par des créatures féminines légèrement drapées qui viennent susurrer des chefs-d’œuvre aux oreilles des artistes les plus prometteurs. Elle vient à toute personne qui se met en condition de la recevoir.

Être attentif·ve au monde, et à soi

Observer le monde et être à l’écoute de son ressenti sont les deux mamelles de l’inspiration. Lionel Davoust insiste et martèle cette idée tout au long du podcast. L’inspiration est partout et on la trouve aisément, pour peu qu’on soit en alerte et à l’écoute de soi et du monde qui nous entoure.

Il suffit d’observer autour de soi pour puiser des idées. Encore faut-il être attentif·ve pour y être réceptif·ve. Mais regarder et écouter autour de soi ne suffit pas. Il faut aussi écouter ses émotions et son propre ressenti pour sélectionner les idées qui nous intéressent, nous amusent, nous intriguent, nous interrogent… Bref, les idées qui font vibrer quelque chose en nous, qui nous mènent vers un sujet qu’on a envie de traiter.

Être réceptif·ve pour accueillir les idées qui nous entourent

L’attention consciente portée au monde qui nous entoure finit par devenir un automatisme, une seconde nature. Les trois auteurices rappellent d’ailleurs la part importante que l’inconscient peut jouer dans la création : l’esprit voit et enregistre, même de façon inconsciente, des éléments et idées qui émergent dans nos créations.

Cette attention en éveil constant met l’auteurice en alerte et læ rend réceptif·ve, favorisant ce qu’on peut appeler « des moments de grâce imaginaire » : les idées affluent, l’histoire semble se mettre en place d’elle-même. Cela explique notamment pourquoi on a toujours plus d’idées sous la douche : l’esprit est disponible pour vagabonder et trouver des idées et des solutions aux questions et blocages.

Combiner les idées pour créer

L’inspiration se trouve souvent dans des détails qui attirent notre attention. Lionel Davoust recommande donc d’avoir toujours sur soi un moyen de prendre des notes, physiques ou numériques, afin de ne perdre aucune idée. Bien conservées, elles pourront mûrir et se combiner pour faire naître de nouvelles histoires.

Notez vite cette idée !
Une idée ? Notez-la vite pour ne pas l’oublier !
Source : rawpixel.com sur Freepik

Une fois ces idées recueillies, il ne suffit évidemment pas de les régurgiter telles quelles pour faire une histoire. Les idées vont mûrir, évoluer, se rencontrer, se combiner et/ou s’amalgamer pour en créer de nouvelles dont pourra émerger une histoire. Un peu à la façon des murs en pierre naturelle qu’on trouve autour des champs et qui résultent de l’accumulation d’un certain nombre de pierres choisies et positionnées avec soin et attention.

Pour Mélanie Fazi, une idée de roman naît le plus souvent de la rencontre de deux idées : celle d’un élément fantastique qui va percuter le quotidien d’un personnage à un moment et dans une situation donnée.

Laurent Genefort évoque un processus similaire pour la création de certaines de ses histoires, qui résultent de deux idées qui finissent par se rencontrer et se combiner pour créer quelque chose de nouveau.

Conclusion

En résumé, l’inspiration ne vient pas en regardant fixement le curseur clignoter sur la page blanche d’un document Word. Pour la trouver, il faut la chercher. C’est alors qu’elle se présentera d’elle-même pour nourrir notre imagination et faire germer de nouvelles histoires.

Les sources d’inspiration sont partout, à chacun·e de trouver les méthodes pour les débusquer : une douche, une promenade, une après-midi à la terrasse d’un café, un jeu, le silence, une musique relaxante ou stimulante…